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Au sommaire du numéro 101 de KADATH
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Göbekli Tepe est le nom d’un site archéologique situé dans le sud-est de
l’Anatolie. Un site très intéressant parce que très ancien.
Comme le souligne Jean-Marc Bélot, nous nous trouvons en
présence de ce qui est peut-être le plus ancien temple du monde.
Avec ses 11.000 ans d’âge, c’est en tout cas la première
construction humaine en pierre, que de nombreux indices
rattachent à la très vénérable tradition des “Centres du monde”.
D’ailleurs, Göbekli Tepe ne signifie-t-il pas en turc “le mont
au nombril” ?

Ce site, identifié en 1963 par une équipe turco-américaine, a commencé à être
fouillé au cours des années 90, par l’ Institut archéologique allemand de Berlin.
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Il est certes moins célèbre que Stonehenge. Il n’en est pas
moins un “henge” remarquable, le seul d’ailleurs dans les îles
Britanniques à présenter une structure triple. “Il”, c’est le
henge de Thornborough, situé à un jet de menhir – 25 petits
kilomètres – de la belle cité d’York. Mais si on a aujourd’hui
une bonne connaissance de la structure de ce henge particulier,
on doit constater avec Ivan Verheyden que “le but
premier, ainsi que le symbolisme de ces sites préhistoriques,
nous échappent toujours en grande partie”.

Les trois henges de Thornborough avant les fouilles.
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Les contacts transocéaniques : voilà un beau sujet !
Indémodable, passionnant et susceptible à tout moment de faire
vaciller quelques-unes des plus belles certitudes
archéologiques. D’accord mais, à force d’en parler, d’accumuler
découvertes et controverses, on finirait bien par perdre le fil
et même par s’y perdre complètement. C’est la raison pour
laquelle KADATH a réuni dans un dossier de mise au point trois
auteurs spécialistes de ces questions. Alice B. Kehoe,
par ailleurs membre du comité d’honneur de KADATH, analyse
quelques-uns des principaux arguments en matière d’archéologie,
de navigation antique et d’analyses linguistiques. James L.
Guthrie se concentre sur l’apport de l’épigraphie, abordant
entre autres la question de l’ogam et les problèmes liés à
quelques inscriptions aussi remarquables que controversées.
Enfin, Stephen C. Jett fait la synthèse de l’état actuel
des preuves, insistant non seulement sur les données
linguistiques et épigraphiques, mais également sur des éléments
de génétique, de botanique ou encore de paléopathologie.

Les trois principaux moyens de navigation traditionnels : la vaka océanique (en
haut à gauche),
le navire à quille (nao) occidental (face et profil, en bas), et des jonques chinoises (à droite)
La pierre de Kensington trouvée dans le Minnesota en 1898.
La pierre de Bat Creek, découverte en 1889.
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Le mystère des pierres d’Ica fait partie des incontournables de
l’archéologie mystérieuse. Révélées et étudiées par un médecin
péruvien, le Dr Cabrera, les pierres d’Ica sont gravées de
scènes décrivant les gestes quotidiens d’un mystérieux peuple
pré-incaïque. Et quels gestes ! Opérations chirurgicales à cœur
ouvert, utilisation de télescopes, combat contre des dinosaures…
Filip Coppens pose un regard objectif sur cette énigme
qui n’a pas fini d’agacer le monde de l’archéologie.

Le Dr. Cabrera, dans le musée où il a regroupé les pierres d'Ica.
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