Au sommaire du numéro 107 de Kadath
  • William Corliss (1926-2011), un ‘grand ancien’ fortéen. William Roger Corliss a, durant quarante ans, rassemblé et publié des documents sur des anomalies scientifiques dans le cadre de son « Sourcebook Project ». La plupart de ces anomalies avaient été observées lors d’études scientifiques, et comprenaient également des phénomènes observés dans les domaines fortéens et des sciences dites « parallèles ». Dans cet article, Bob Rickard dresse le portrait de cet homme hors du commun et de son œuvre.

  • La seconde vue en point de mire. C’est un fait établi : les Anciens possédaient, en matière d’optométrie et d’optique, un savoir remarquable. Selon les travaux de Robert Temple, les plus vieilles lentilles optiques remonteraient aux alentours de la IVe dynastie de l’ancienne Égypte, et même plus loin encore, à savoir la période Nagada III. Jacques Bury nous entraîne à la découverte de cette très ancienne technologie, grâce aux nombreux artefacts mis au jour, non seulement en Égypte, mais aussi à Ninive, Troie, Carthage, et en Chine.

      
    Le phare d’Alexandrie était équipé, en son sommet,
    d’un vaste miroir doublé d’une couche d’argent,
    assurant une réflexion optimale de la lumière des feux qui y brûlaient.


  • L’arbre cosmique en Polynésie et dans le monde. Le thème mythologique de l’arbre cosmique mêle Lune, astres, surtout les Pléiades et Orion, et planètes, surtout Vénus. L’axe du monde a un rapport particulier, dans de nombreuses cultures différentes, avec les mythèmes du serpent et de l’oiseau. La notion d’Arbre Monde renvoie à l’existence d’un arbre cosmique reliant les différentes parties de l’univers. L’arbre, comme axe cosmique, serait-il un symbole universel ? Louis Cruchet évoque les survivances de ce thème à travers ses particularités chez les sociétés agro-pastorales dans les diverses traditions.

      
    “Yggdra sil”, peinture attribuée à Oluf Olufsen Bagge.
  • Göbekli Tepe, le temple-montagne des origines. Le site de Göbekli Tepe (Anatolie) est daté de 9500-9000 avant J.-C. On y trouve des structures faites de piliers en T, disposés en cercle. Hauts de 3 à 5 mètres, les monolithes pèsent de 10 à 20 tonnes. Ces mégalithes, de loin les plus anciens actuellement connus, posent les mêmes problèmes que ceux de Carnac ou de Stonehenge : comment ont-ils été taillés, transportés, érigés ? Par qui ? Et pourquoi ?
    Jacques Gossart nous fait découvrir ce mystérieux et emblématique haut-lieu de la préhistoire anatolienne.

    Vue générale du site de Göbekli Tepe (en 2010)

  • Les ‘avions’ antiques : retour sur le dossier. Les Anciens volaient-ils dans les airs ? Il a déjà été question dans les pages de Kadath des soi-disant petits « avions » en tumbaga (alliage d’or et de cuivre), dans les collections du musée de Bogota (Colombie), mais aussi de l’Oiseau de Saqqarah (Égypte). Ces antiques supposés aéronefs volent-ils vraiment ? Non, d’après Martin Gregorie, qui a étudié le cas du « planeur » de Saqqarah ; oui, d’après Philip Coppens, relatant l’expérience de trois Allemands sur les « avions » précolombiens.

    Trois modèles différents d’“avions” en tumbaga. Celui de droite, aux allu res de “jet” supersonique, mesure 35 mm.

  • Glozel : deux récentes datations par thermoluminescence. Au début des années 1980, Émile Fradin avait offert à l’équipe de Kadath deux objets en céramique inventoriés comme étant des lampes à graisse, découvertes lors des premières fouilles du Champ des Morts en 1924. En automne 2012, Patrick Ferryn a demandé au Brussels Art Laboratory de dater ces petites céramiques par thermoluminescence. Résultat : ces deux objets datent de la période gallo-romaine, soit d’une période comprise entre -22 et +348, pour l’un, et entre +33 et +393, pour l’autre. De quoi relancer Glozel ?

    Deux petites “lampes à graisse” de Glozel (6 et 7 cm de longueur).

  • La plus ancienne carte géographique connue ? Les fouilles archéologiques entreprises sur le site paléolithique de Pavlov (Moravie) ont fourni nombre d’objets intéressants, parmi lesquels une défense de mammouth gravée, que certains considèrent comme la plus ancienne carte géographique connue. Cet objet, analysé ici par Jan Pravda, porte en effet un réseau de lignes gravées, représentant la région des monts Pavlov, il y a 25 000 ans.


    Défense de mammouth gravée d’une possible carte géographique
    (culture paléolithique pavlovienne - Moravie)