Au sommaire du numéro 87 de KADATH
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Numéro “spécial” que ce 87, entièrement consacré à Quetzalcóatl. Qui se cache
derrière ce nom ? Qui ou quoi ? Selon l’opinion généralement
admise, Quetzalcóatl est simplement le dieu de l’air et de l’eau
du Mexique précolombien. Il est représenté sous la forme d’un
serpent (cóatl) portant les plumes de l’oiseau quetzal.

Le Serpent à Plumes sur une paroi de la pyramide de Xochicalco (vers 700).
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Le chercheur américain John Spencer Caroll n’a pas voulu se
contenter de cette définition un peu trop définitive. D’autant
que, ni les autochtones, ni les conquérants espagnols du Mexique
n’étaient d’accord sur le sujet. Au terme d’une enquête de
quelque 25 ans, J. S. Caroll nous fait découvrir l’homme
Quetzalcóatl. Car il s’agit bien d’un homme qui, à la fin du Xe siècle de notre ère, arriva au Yucatan par la mer. Guerrier,
prêtre, roi et finalement dieu, cet homme que les chroniques
mayas nous décrivent blanc et barbu, séjourna pendant plus de 65
ans dans l’Amérique d’avant Colomb. Il mourut sans doute en
1053, peut-être en s’immolant par le feu.

Portrait d’un prêtre barbu ou de Kukulcan lui-même, sur la voûte d’un temple
de type maya (assis parmi les seigneurs).
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D’où cet
homme blanc et barbu pouvait-il venir, sinon d’Europe ? Or, au Xe siècle, les seuls Européens à traverser l’Atlantique étaient les
Islandais. C’est donc en Islande qu’il fallait chercher des
traces de cette épopée. Un minutieux travail de recherche a
permis à Caroll de retrouver la trace de celui qui traversa
l’océan pour devenir un dieu.

Un knörr viking,
navire marchand de 35 à 40 hommes, à la voile carrée et tenant
bien la mer.
Pour rappel, Kukulcan débarqua au Yucatan a la tête de 19
hommes.
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