Au sommaire du numéro 88 de Kadath
  • Où se situe le véritable labyrinthe de Crète ? C’est la question que pose Michel Fournier dans le premier article de ce numéro. A première vue, la question semble superflue, puisque le célèbre archéologue Arthur Evans a décrété au début du XXe siècle qu’il s’agissait tout simplement du palais de Cnossos. Pour l’auteur de cet article toutefois, c’est ailleurs qu’il faut chercher : preuves à l’appui, il pense que ce mystérieux labyrinthe pourrait bien être situé à Gortyne.


    Thésée et le Minotaure, d’après une céramique peinte de Nola en Attique
    (British Museum, Ve siècle avant J.-C.).

  • La guerre de Troie est-elle à ranger parmi les légendes ou s’agit-il d’une réalité historique ? Jean Faucounau, collaborateur de Kadath et découvreur d’une civilisation “proto-ionienne” antérieure aux Achéens, reconsidère l’histoire de Troie en fonction des éléments de sa théorie proto-ionienne. Ce seraient alors des Proto-ioniens qui, vers 2900 avant notre ère, auraient établi à Troie une colonie de peuplement. Et si guerre de Troie il y eut, ce fut alors un conflit entre la métropole grecque de Mycènes et une ancienne colonie grecque.


    L’épée du “Trésor de Dorak”.

  • Dater la statuaire pascuane. Tel est le sujet présenté par Arne Skjølsvold, un des seuls vrais spécialistes en la matière. Après avoir fait le point sur ce que l’on sait de cette question pour le moins ardue, l’auteur détermine, à titre d’hypothèse, une fourchette de dates pour le premier établissement dans l’île, à savoir 685 à 933 de notre ère. Quant à la première date d’un contexte de statue de pierre, elle serait fixée à 1040. Cette utile mise au point permet au lecteur de se faire une idée enfin correcte de la chronologie pascuane.


    L’ahu Ko te Riku et son moai restauré

  • L’autre grand problème de l’île de Pâques concerne évidemment la méthode de déplacement des statues ou moai. Pavel Pavel et Ivan Verheyden apportent leur contribution éclairante à la résolution de ce qui reste un des grands mystères de l’archéologie. Le lecteur découvre ainsi l’expérience de déplacement qui fut réalisée selon la méthode mise au point par Pavel. Verheyden quant à lui tente de répondre à la question de savoir si les statues étaient en position couchée ou debout lors de leur déplacement.


    La “marche” de la statue à Tongariki.

  • Dans la tradition hindoue, le “Jour de Brahmâ” dure 8.640.000.000 années. Chiffre véritablement astronomique dont le symbolisme permet à B. G. Sidharth de réévaluer l’ancienneté de la source la plus ancienne du Rig Veda. Dans l’hypothèse de l’auteur, la composition de certaines parties du Rig Veda remonterait à 7300 avant notre ère, ce qui impliquerait pour la civilisation védique une antiquité encore plus grande.


    S’activant au sein d’un lotus qui émerge du nombril de Vishnou,
    Brahmâ assure la création de l'univers.

  • Les figurations animales qui interpellent archéologues et zoologues sont le sujet traité par le cryptozoologue Michel Dethier. Après lecture de cet article, on en sait un peu plus — et même nettement plus — sur des animaux aussi remarquables que mystérieux, tels l’auroch et la licorne de Lascaux, le dragon des traditions orientales et occidentales, ainsi que le célèbre et encore très actuel homme des neiges ou yéti.


    Dragon (sirrouch) de la porte d’Ishar à Babylone.