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Au sommaire du numéro 89 de KADATH
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Le numéro d’automne-hiver de la revue Kadath s’ouvre sur un passionnant dossier consacré à la diffusion
du maïs en Inde. Le premier article est signé par Carl
Johannessen, professeur de géographie à l’University of
Oregon College of Arts and Sciences (Etats-Unis). L’auteur y
expose le résultat de ses recherches effectuées en Inde — et
principalement dans les temples hoysala du sud du sous-continent
—, à savoir que le maïs, plante officiellement inconnue dans
l’Ancien Monde avant 1492, est représenté sur les
bas-reliefs de ces temples. Au terme d’une analyse très
fouillée de la nombreuse documentation recueillie sur place, Johannessen insiste sur « la nécessité de réexaminer
l’évidence d’une diffusion, avant 1492, de plusieurs espèces
de plantes domestiques américaines ». Cette hypothèse
audacieuse, qui plaide en faveur de contacts transocéaniques
entre Ancien et Nouveau Mondes avant Christophe Colomb, a suscité
de vives réactions de critique dans le monde scientifique,
comme on peut s’en rendre compte à la lecture du deuxième
article de ce dossier, signé par Michel Dethier. Tout en émettant
les plus nettes réserves à propos du travail de Johannessen,
Dethier admet pourtant la possibilité de contacts transocéaniques
précolombiens, citant l’exemple de la patate douce,
originaire d’Amérique du Sud, et que l’on retrouve dans
diverses îles du Pacifique. Enfin, dans le dernier article de
ce dossier, Patrick Ferryn vole au secours du maïs indien,
soulignant que « rien n’est jamais définitivement
acquis en science, et encore moins en archéologie ».

L’un des temples hoyasala de Somnathpur.
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Quelle est la destination des effigy-mounds (ou
“tumulus-effigies”), levées de terre anthropoet zoomorphes
créées par les cultures indiennes nord-américaines, il y a
entre 700 et 3400 ans d’ici ? Andrei Apostol tente de répondre
à cette question en examinant la corrélation éventuelle entre
effigy-mounds et anomalies géophysiques. Au terme de son étude,
l’auteur en arrive à la conclusion qu’il pourrait exister
une relation entre la géologie, la géophysique, la biolocalisation (c’est-à-dire la détection biologique d’énergies
subtiles), le comportement des biosystèmes et certains effigy
mounds.Ces constructions auraient dès lors pu être utilisées
par les anciens shamans indiens comme lieux de guérison ou de
quête visionnaire.

Serpent Mound, dans Adams County en Ohio.
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Le dernier article de ce numéro, première partie d’une étude
en deux volets, est signé par Jacques Gossart et a pour sujet
le svastika, ou “croix gammée”. Ce très ancien symbole est
un des plus mystérieux qui soit. On le retrouve en effet dans
toutes les parties du monde, et à toutes les époques, depuis
le cinquième millénaire avant notre ère jusqu’à nos jours.
De plus, et à une exception près (lorsqu’il fut récupéré
par les nazis), il véhicule toujours les mêmes idées de
bonheur, de bénédiction et de longue vie. C’est donc véritablement
un symbole universel, commun à la plupart des grandes
civilisations, que nous découvrons au fil de ce “tour du
monde du svastika”.

La longue marche du svastika.
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