Au sommaire du numéro 98 de KADATH
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A la recherche de Kadath... Ce numéro de Kadath débute par un long éditorial d’Ivan Verheyden consacré au site péruvien de Caral.
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Ce numéro de Kadath débute par un long éditorial d’Ivan Verheyden consacré au site
péruvien de Caral. C’est là que s’est développée, dès 2700
avant J.-C., une culture protohistorique spécialisée dans la
construction de pyramides… à une époque où les premiers
monuments de ce type voyaient le jour en Egypte. On parle de hasard ;
on parle aussi de “synchronicité”. D’où la question :
tient-on là une preuve de contacts entre l’Amérique du Sud et
l’Egypte, au début du troisième millénaire avant notre ère ?

Le complexe cérémonial de Caral.
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Autres pyramides, à l’autre bout du monde
cette fois : en Chine. Peu connues du grand public, les
nombreuses pyramides chinoises suscitent actuellement auprès des spécialistes
un engouement extraordinaire. Pour cet article, Steve Marshall a
enquêté sur la fameuse “pyramide blanche” de Xi’an.

La pyramide blanche.
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Poursuivant sur le même sujet, Patrick Ferryn décrit minutieusement
quelques-unes des ultimes demeures des Fils du Ciel, tertres
pyramidaux qui forcent l’admiration, mais aussi pyramides en
pierre découvertes ici et là sur la terre de l’Empire du
Milieu. A la lecture de ce dossier, on s’aperçoit que le
phénomène “pyramides” ne peut décidément se limiter à
la vieille Egypte.

La pyramide dite du Maréchal.
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Imaginez un os, gravé d’entailles disposées
selon une logique mathématique, et daté du vingtième millénaire
avant notre ère. Découvert à Ishango, à la frontière du Congo
et de l’Ouganda, cet objet a suscité de nombreuses interprétations
et commentaires. Dirk Huylebrouck fait le point sur les différentes
hypothèses avancées à propos de ces entailles disposées mathématiquement.
Une chose est sûre : cette découverte est d’une extrême
importance pour tous ceux qui s’intéressent aux lointaines
origines des mathématiques.

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La formation géologique découverte sur le
flanc du mont Ararat a fait l’objet de plusieurs expéditions. Un
homme plus particulièrement, Ron Wyatt, y a consacré de nombreuses
années et une fondation portant son nom recueille toujours les données.
Dans une suite au dossier consacré en son temps à l’Arche et au
Déluge, Jacques Robert fait le point sur les controverses autour de
ce “vestige”.

L’arche de Durupinar.
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Poursuivant sur le même sujet, Patrick Ferryn décrit minutieusement
quelques-unes des ultimes demeures des Fils du Ciel, tertres
pyramidaux qui forcent l’admiration, mais aussi pyramides en
pierre découvertes ici et là sur la terre de l’Empire du Milieu.
A la lecture de ce dossier, on s’aperçoit que le phénomène
“pyramides” ne peut décidément se limiter à la vieille
Egypte.
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De la nicotine et de la cocaïne dans les
cheveux des momies égyptiennes. C’est le constat que des
chercheurs ont fait dans le cadre d’une étude sur l’emploi des
substances hallucinogènes par les peuples anciens. Dans son
article, Ivan Verheyden pose les questions qui dérangent. Comment
ces substances — en principe inconnues à cette époque dans cette
région du monde et originaires du continent américain
— se
sont-elles retrouvées dans la chevelure et jusque dans la cavité
abdominale des momies ? Contamination par des fouilleurs
fumeurs ? Utilisation du tabac comme insecticide ? Et quid
de la cocaïne ? Finalement, la meilleure attitude ne
consiste-t-elle pas à ignorer purement et simplement le problème ?
Un problème bien réel pourtant.

Fresque du temple de la reine Hatshepout.
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LE
CADRAN SOLAIRE DES VIKINGS |
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La planchette découverte par C.L.Vebæk dans les ruines
d'un cloître bénédictin de l'An Mil, à la pointe sud du
Groenland. |
La mer bouillonne depuis deux jours à l’ouest des îles Féroé, et
le drakkar se bat contre la tempête. Les moines bénédictins à
destination du Groenland, à bout de litanies, trouvent le courage
de demander au capitaine viking comment il se dirige dans un tel déchaînement.
Aucune crainte tant que nous disposons du gnomon, les rassure-t-il.
Les moines ne voient qu’une planche de bois en forme de demi
disque, évidé au centre. Ils devront bien se contenter de
l’explication, qui leur permettra de bâtir le cloître le plus à
l’ouest de l’Ancien Monde... Depuis longtemps on savait, à la
lecture des sagas, que les marins scandinaves voyageaient au grand
large, et qu’ils étaient capables de conserver leur latitude, de
la Norvège au Groenland. Mais on ne pouvait pas expliquer comment.
Le secret commença à être percé grâce aux investigations de
l’archéologue C.L. Vebæk en 1948 à la pointe sud du Groenland,
près du fjord d’Uunnartoq. Il y découvre les ruines d’un cloître
bénédictin des environs de l’an 1000. En creusant, il trouve, en
1949, une planchette bien intrigante, qui ressemble à un morceau de
scie circulaire. Par chance, il la photographie avant de s’en désintéresser,
et l’insère dans sa publication sur les fouilles du cloître bénédictin
groenlandais
. Le capitaine Carl V. Sølver, directeur
d’une firme danoise d’instruments nautiques, l’identifiera
connue un cadran solaire, avec cependant un doute : un tel
outil n’est valable qu’en un lieu fixe. Si on démonte un cadran
solaire de Venise et qu’on le remonte à Lübeck, l’heure est
fausse.
Mais les Norvégiens possédaient l’avantage de vivre au pays du soleil
de minuit. Ils expérimentaient dans leur vie quotidienne
l’importante variation de hauteur du soleil, et surent prendre des
repères sur toute la longueur de la côte norvégienne, très étirée
du nord au sud, à différentes époques de l’année. C’est le
capitaine Søren Thirslund
qui avança l’explication
en 1998, et la testa un conditions réelles. Les encoches, sur le
bord du disque déterré, représentent la course du soleil à différentes
époques de l’année, plus précisément à la latitude de 61°
nord. Quand les jours et les nuits sont égaux, le lever et le
coucher se reportent au milieu exact de la tablette. A la saison
claire, ils correspondent à des marques de plus en plus hautes.
Pendant la saison sombre, ce sont les marques de plus en plus basses
qui conviennent. Tout l’art du marin consistait à choisir la
bonne latitude de départ, secret probablement transmis de bouche à
oreille de marin, et à partir avec le cadran correspondant.
Ensuite, il savait toujours s’il était à la bonne latitude.
S’il atteignait des marques trop hautes pour l’époque de
l’année, il était trop au nord ; si elles étaient trop
basses, il était trop au sud. Cela ne résolvait pas leur méconnaissance
de la longitude, qui allait leur causer bien des surprises, au-delà
de l’Atlantique, les conduisant tout droit vers les grandes terres
de l’ouest, Helluland, Markland, Vinland, Huitramanaland... et
plus loin encore comme l’ont expliqué Jacques de Mahieu
et Louis Kervran
dans leurs ouvrages.
J.-M.B.