| Voyage avec KADATH |
4 juin 2010 |
Voyage thématique avec Jacques Gossart, secrétaire général de Kadath :
Mort et renaissance : de la culture pharaonique à nos jours
Un circuit en Egypte pour une autre vision des sites majeurs tels Saqqarah et Karnak, mais aussi Alexandrie et Abydos.
Du 23 au 31 octobre. Pour renseignements et réservations, rendez-vous sur www.agence-voyage-lausanne.com.
Pour consulter le programme détaillé, cliquez ici.
Le temple d'Hatchepsout à Louxor (© Jacques Gossart)
| Ils nous ont quittés |
3 juin 2010 |
Ces derniers mois auront vu la disparition de deux membres importants de Kadath : Jean-Claude Berck et Jean Faucounau.
Jean-Claude Berck est décédé le 2 mai. Il faisait partie de ce petit groupe de passionnés un peu fous qui, en 1973, avaient décidé de fonder Kadath, pour déblayer de ses scories le terrain si mal connu des civilisations disparues. Erudit et grand voyageur devant l'Eternel, Jean-Claude avait abordé avec un égal bonheur des sujets aussi divers que les chronologies de l'Egypte antique, les personnages de Khéops et d'Akhénaton, l'histoire de l'archipel indonésien ou encore les premiers temps de la civilisation thaïlandaise. Il a traversé la vie calmement et s'est éteint dans son sommeil. Toujours impliqué dans notre équipe, il s'était mis en retrait de l'écriture pour se consacrer pleinement à sa passion pour l'art. Et quelle passion ! Pour être sûr de s'imprégner à fond du cœur d'une cité emblématique, il lui arrivait d'y retourner trois années de suite, l'explorant quartier par quartier. Ce fil s'est brutalement rompu tandis qu'il préparait méticuleusement son prochain voyage à Tolède, en prélude à une exploration exhaustive de Salamanque puis des merveilleuses villes andalouses. Ce sera pour une autre vie, Jean-Claude, et nous avons de la peine pour toi.
Jean-Claude Berck
Le premier article que nous proposa Jean Faucounau remonte à 1988 (n° 67 de Kadath) : il y exposait une nouvelle hypothèse sur l'écriture à l'Age du renne. Mathématicien de formation, il avait la passion de la linguistique, et s’intéressait particulièrement au déchiffrement du disque de Phaistos et aux Peuples de la mer. Doté d'une érudition rare, il s'intégra définitivement dans notre équipe en 1996 et chaque article qui suivit approfondissait un peu plus sa “théorie proto-ionienne”, basée sur l'existence, vers 1800 avant notre ère, d'un peuple “proto-ionien”, au sud des Cyclades. De
―2400 environ à ―1750, date de leur disparition, ces intrépides navigateurs effectuèrent des voyages jusqu'en Egypte via la Crète, avec retour par la côte syro-libanaise, le sud de l'Anatolie et Rhodes. Ils avaient sans doute constitué des archives, dont seul le disque de Phaistos est jusqu'à présent parvenu jusqu'à nous. Mais il semble bien qu'Hérodote en ait connu davantage. A force d'échanges épistolaires pressants, Jean Faucounau finit par franchir le pas et publia coup sur coup quatre livres chez L'Harmattan : Le déchiffrement du disque de Phaistos (2001), Les proto-Ioniens, histoire d'un peuple oublié (2003), Les Peuples de la mer et leur histoire (2004) et Les origines grecques de l' Age du bronze (2005). Parallèlement, c'est dans nos colonnes que, à la moindre occasion, il approfondissait encore sa théorie à chaque fois qu'une nouvelle découverte permettait de l'étoffer encore, et ce jusqu'à son dernier souffle, le 26 mars dernier. Par sa détermination, Jean Faucounau avait largement ouvert nombre de fenêtres et démantelé moult idées archéologiques qui sentaient le moisi. Merci, monsieur le professeur, d'avoir fait de nous vos complices.
| Le “menhir” de Matadi |
1er juin 2010 |
Une fois n’est pas coutume, nous lançons un appel à nos lecteurs ; et peut-être plus particulièrement aux aînés dont les parents ou grands-parents auraient été colons belges au Congo, pour tenter de retrouver quelque information à propos du monument figurant sur cette carte postale extraite d’un album de famille.
Ce “souvenir du Congo” avait été adressé à des proches restés au pays, en octobre 1902, à l’occasion des fêtes de fin d’année, et montre, comme le précise la légende, “Le menhir des environs de Matadi”, le long du fleuve Congo (qu’on devine à l’arrière-plan).
En l’occurrence, son aspect n’évoque guère un menhir tel qu’on a coutume de le concevoir dans nos régions d’Europe, cette appellation désignant plus volontiers une pierre dressée, fichée en terre.
Il présente davantage de similitude avec certains dolmens scandinaves et aussi avec les “rochers perchés” (perched rocks) qu’on trouve par exemple en abondance en Nouvelle-Angleterre et ailleurs (voir Kadath n° 42).
S’agit-il d’un véritable monument mégalithique ancien, érigé par une culture qui occupa les rives du grand fleuve, d’un lusus naturae (une fantaisie de la nature due à l’érosion et peut-être par la suite aménagée en lieu de culte) ou tout bonnement d’un rocher singulier qui a frappé l’imagination d’un colon ? Toute information complémentaire sera la bienvenue.
KADATH

| D’où sont venus les premiers Américains ? |
19 avril 2010 |
Cette question taraude depuis longtemps les scientifiques et a déjà fait l’objet d’innombrables débats. Kadath s’en est fait l’écho à maintes reprises (dans les n° 54, 75, 80, 91 et 99 entre autres) et nous nous apprêtons à remettre le sujet sur le tapis.
En effet, les découvertes se succèdent et viennent parfois quelque peu ébranler les théories anciennes, comme celle de la Béringie de Hrdlicka, en 1907. Cette hypothèse faisait venir les Amérindiens d’Asie, il y a 10 à 12.000 ans, au moment de la dernière glaciation. Ils seraient passés par une bande de terre émergée entre la Sibérie et l’Alaska, se glissant entre deux glaciers à la poursuite des mammouths. Depuis, il y a eu l’Homme de Kennewick, l’éventuelle origine solutréenne des pointes paléo-indiennes et bien d’autres découvertes déroutantes.
Il faut en effet reconnaître qu’il reste bien des points d’interrogation dans l’histoire du peuplement des Amériques. D’une part, il y a la découverte de sites archéologiques nettement plus anciens que ceux prévus par la théorie de la Béringie, comme par exemple celui de Monte Verde, au Chili. D’autre part, la traversée pédestre du détroit de Bering entre deux énormes glaciers par des chasseurs asiatiques n’aurait sans doute pas été une partie de plaisir.
Ces problèmes ont été encore récemment soulevés par deux chercheurs américains, D. O’Rourke et J. Raff. S’ils admettent toujours une origine asiatique pour les Amérindiens, ils reportent les premières migrations à plus de 25.000 ans (et non plus 13.000 ans comme le soutenaient la plupart de leurs prédécesseurs) et pensent qu’elles ont dû se faire non pas par terre, mais par mer. A bord d’embarcations en peau comparables à celles des actuels Inuits, les premiers Américains auraient longé d’abord la côte nord de la Sibérie, puis celle de l’Alaska et rejoint ensuite, par les îles arctiques du Canada, les parties plus orientales et méridionales des Amériques. Si les sites “Clovis” sont plus nombreux dans l’est des USA que dans l’ouest, il ne faut pas non plus oublier que Monte Verde se trouve au bord du Pacifique et qu’à l’époque, le canal de Panama n’existait pas...
Ce n’est cependant pas la première fois que la date de l’arrivée de l’homme en Amérique est reportée de plusieurs milliers d’années en arrière, ni que la voie maritime est évoquée (d’autres chercheurs proposant une route le long de la côte de l’océan Pacifique). Mais ce n’est qu’en 2004 que des chercheurs russes ont découvert un site vieux de 30.000 ans dans l’extrême nord-est de la Sibérie, près de l’océan Arctique, le plus proche à ce jour de la Béringie...
Enfin, il ne faut pas perdre complètement de vue les possibilités de peuplements fortuits et ponctuels en provenance d’autres régions du globe (Mélanésie, Afrique, Asie du Sud-Est, Europe ?), mais dont il ne resterait plus guère de traces indubitables et interprétables.
MICHEL DETHIER
Biface, culture Clovis (© Wikimedia Commons)
| Voyage avec KADATH |
9 mars 2010 |
Voyage thématique avec Jacques Gossart, secrétaire général de Kadath :
A la recherche de l’Atlantide
Croisière conférence sur les traces de l’Atlantide, de Venise à Santorin, une des localisations proposées pour la civilisation disparue.
Du 3 au 11 avril. Pour renseignements et réservations, rendez-vous sur www.aoravoyages.fr
(© Alexis Geghre)
| L’apocalypse de 2012 : l’avis d’un américaniste |
22 février 2010 |
Les lecteurs de Kadath connaissent bien Antoon Vollemaere. Cet américaniste, diplômé de la Sorbonne en paléographie maya, est membre de notre comité d’honneur depuis 1975. Dans une interview parue dans le numéro de février du magazine Agenda plus, il s’exprime à propos de son dernier livre, Apocalypse maya 2012*, mais aussi sur sa vie et sa passion pour la civilisation maya. Après avoir évoqué sa jeunesse, la maladie qui a failli l’emporter à l’âge de dix-neuf ans et ses études auprès du professeur Jacques Soustelle, Antoon Vollemaere développe le thème central de son livre, à savoir une erreur de 520 ans entre le calendrier maya et l’ancien calendrier julien. S’appuyant sur des données mathématiques et astronomiques, A. Vollemaere dénonce les erreurs de corrélation entre les deux calendriers, un thème qu’il avait déjà longuement abordé dans Kadath en 1975 (« Vers une révision de la corrélation maya », n° 15). Et Vollemaere de conclure : “On dit que le calendrier maya commence le 4 Ahau 8 Cumhu. C’est faux, c’est une seconde base de calcul qui donne une erreur de 520 ans. […] De même que les Mayas n’ont jamais prédit d’apocalypse ! Ces histoires ont été inventées par des scientifiques américains et danois pour provoquer la peur et ainsi faire du business […].”
Pour lire cette interview : www.agendaplus.be
* Apocalypse maya 2012 – Foutaise ou science ? Louise Courteau Editrice.
| Ils nous ont quittés |
19 février 2010 |
Cet hiver 2009-2010 aura vu la disparition de deux grands amis de Kadath. Le premier est Rémy Chauvin, décédé le 8 décembre 2009 à l’âge de 96 ans. Biologiste et entomologiste, professeur émérite à la Sorbonne, docteur ès sciences, le professeur Chauvin se passionnait pour les énigmes de la vie et des sciences, abordant avec une totale liberté d’esprit le paranormal, l’ufologie ou encore les civilisations disparues. Il avait soutenu notre action et nos travaux depuis de longues années et avait accepté de faire partie de notre comité d’honneur dès 1990.
Rémy Chauvin
(© Le Bibliothécaire)
Le deuxième est Emile Fradin, disparu le 10 février 2010, à l’âge de 104 ans. Découvreur en 1924 de l’extraordinaire site archéologique de Glozel (Allier, France), ce modeste paysan avait consacré sa vie à défendre l’authenticité du site, bataillant sans relâche contre tous ceux qui l’accusaient d’avoir fabriqué les milliers d’objets composant la collection de Glozel. Nous connaissions Emile Fradin depuis 1974, et avions consacré la même année un premier numéro spécial à ce site extraordinaire. Dans le numéro 104 de Kadath, (paru courant 2008, donc avant qu'il ne nous quitte), Patrick Ferryn a évoqué longuement les liens d’amitié qui se sont tissés au fil des ans avec cet homme remarquable que fut Emile Fradin.
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