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Nouvelle publication en ligne : Madog en Amérique : La saga d’Indian Jones 10 novembre 2017

Dans un premier article paru dans nos colonnes sous le titre Madog en Amérique : Cap à l’ouest, jeunes Gallois, Simon Young avait examiné la possibilité que le prince gallois Madog ait découvert le Nouveau Monde dès le XIIe siècle. Il aborde à présent l’hypothèse selon laquelle l’expédition de Madog s’installa dans la tribu amérindienne des Mandans.
Mais que valent les prétendues preuves, essentiellement d’ordre linguistique, avancées à l’appui d’une présence galloise chez ces Indiens ? Simon Young fait la part des choses entre mythe et réalité.
9 pages, 7 illustrations.

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Taosi, à l’aube de la Chine 1er septembre 2017

Taosi se trouve au centre de la Chine, dans cette région qui a vu naître et se développer la civilisation chinoise. Fouillé à partir de 1978, le site se rattache à la phase ultime de la culture néolithique de Longshan, datée de 2400 à 1900 AEC (Avant l’Ere Commune).

Limitée au départ à une petite agglomération de 56 hectares, Taosi s’est peu à peu développée. Vers 2100 AEC, l’agglomération a atteint son apogée, couvrant une superficie de 280 hectares, ce qui en fait la plus grande cité fortifiée de la Chine préhistorique. Elle se compose alors de deux quartiers distincts, séparés par un mur intérieur : d’une part les modestes maisons semi-souterraines du quartier populaire et, d’autre part, les vastes appartements de l’élite dirigeante.

Un des monuments remarquables de Taosi est certainement son observatoire astronomique. Découvert en 2003, le complexe, qui se trouve à proximité de la partie « noble » de la cité, a été daté de 2100 à 2000 AEC. Pour l’essentiel, il était à l’origine constitué d’une plate-forme semi-circulaire de 1000 m2 environ, orientée au sud-est, ainsi que d’une structure en arc-de-cercle (reconstituée ci-contre), composée de piliers de trois à quatre mètres de haut, séparés par douze espaces de visée. À la suite de nombreuses études de terrain réalisées par les archéologues chinois, il apparaît que cet observatoire avait été conçu pour la détermination précise des moments remarquables de l’année solaire, et en particulier du solstice d’hiver, lequel marque, dans le calendrier chinois, le début de l’année solaire. Je ne peux entrer ici dans le détail du fonctionnement de ce dispositif très complexe, et invite le lecteur à prendre connaissance de l’article détaillé que j’ai consacré au site et à son observatoire1.

Parmi mes conclusions, j’avançais à titre d’hypothèse que Taosi avait pu dépasser le stade de la simple chefferie, pour se constituer en un État dirigé par un roi. Et pas n’importe quel roi puisqu’il pourrait s’agir de Yao, un des personnages les plus importants de la mythologie chinoise, replacé au cœur de l’histoire du pays dans un contexte évhémériste. Roi sage et astronome averti, Yao monta sur le trône en -2145 selon le Zhushu jinian (« Annales écrites sur bambou »).

Or, il se fait qu’une découverte récente va tout à fait dans le sens de cette hypothèse. Une équipe de l’institut d’Archéologie du Shanxi a en effet mis au jour les vestiges de ce qui semble bien être un palais impérial2. De forme rectangulaire, orienté selon les points cardinaux et entouré d’une enceinte, il est, pour l’époque, de dimensions exceptionnelles : environ 470 mètres sur 270, soit une superficie de quelque 130 000 m2. Gao Jiangtao, l’archéologue qui a conduit les travaux, n’hésite pas à qualifier le bâtiment de « plus ancienne cité impériale jamais découverte en Chine », évoquant les mythiques Cinq Souverains, dont Huang Di (« l’Empereur Jaune ») et Yao sont les figures les plus marquantes.

Comme je l’écrivais en conclusion de mon article, c’est peut-être bien à Taosi qu’est né ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’« Empire chinois ».

Jacques Gossart



1 Gossart Jacques, L’observatoire néolithique chinois de Taosi, Bruxelles, Éditions Kadath, 2016,

2 Gu Liping, « China's oldest imperial palace discovered in Shanxi Province », chinaplus, 2017-06-11, www.ecns.cn, consulté le 18/08/2017.




Nouvelle publication en ligne : De l'archéoastronomie en Ukraine au Paléolithique 22 août 2017

Plusieurs découvertes faites sur le territoire actuel de l’Ukraine tendent à prouver l’existence de connaissances astronomiques au sein d’une culture paléolithique. Parmi les objets étudiés par Irina B. Vavilova et Tetyana G. Artemenko, on peut citer des fragments de défenses de mammouth portant des gravures, interprétées comme des tables d’observations de phases lunaires, le fameux pétroglyphe solaire de Chokurcha-1, et surtout deux bracelets en ivoire de mammouth provenant du site de Mezin, gravés de motifs complexes, en relation également avec un calendrier lunaire.
17 pages, 15 illustrations.

Pour accéder à nos publications,Éditions Kadath

 



À lire cet été : Amazonie - Les 12 travaux des civilisations précolombiennes 14 juillet 2017

Lorsqu’on évoque les civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud, on pense bien sûr aux cultures inca, chimú, nazca… Mais la plupart du temps, on néglige une grande partie du territoire sud-américain : l’Amazonie.

À quoi ressemblaient les sociétés d’Amazonie avant l’arrivée des Européens ? Ce que nous croyons en savoir tient plus souvent du mythe que de la réalité… Le livre de Stéphen Rostain comble cette lacune, abordant tous les aspects de cette fascinante culture.

Peuplement, domestication, innovations, échanges à longue distance, rituels funéraires, parures, cannibalisme… sont autant de pans d’une histoire humaine encore méconnue. Ils sont ici abordés en prenant comme fil conducteur les douze travaux d’Hercule, car, dans la démesure de la grande forêt de pluie, les peuples du passé ont bel et bien accompli une œuvre de géant digne du demi-dieu !

Jacques Gossart









Nouveau dans la médiathèque 13 juillet 2017

De nouvelles photos sont disponibles – et téléchargeables – dans notre médiathèque : un dossier consacré au site mégalithique de Callanish, dans les îles Hébrides.

Pour accéder à cette documentation, cliquez ici.




Nouvelle publication en ligne : Madog en Amérique : Cap à l’ouest, jeunes Gallois 3 juin 2017

Au panthéon des fondateurs du Nouveau Monde, le personnage le plus inattendu est certainement Madog, prince gallois du XIIe siècle qui, dit-on, aurait atteint l’Amérique dans les années 1170. Ce Madog à l’origine de nombreuses légendes a-t-il réellement pu fouler le sol américain ? La question divise les spécialistes, comme nous l’explique Simon Young.
9 pages, 5 illustrations.

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La série complète de Kadath est en ligne ! 13 avril 2017

Comme nous vous l’avions annoncé précédemment, les numéros « papier » de notre revue Kadath sont aujourd’hui pratiquement épuisés, et nous ne disposons plus que de quelques séries presque complètes – un collector ! –, qui vous sont proposées au prix de 300 euros, hors frais d’envoi. (Attention : offre limitée. Pour plus de détails, cliquez ici).

Mais, bonne nouvelle : tous les numéros (1 à 107) sont désormais disponibles en version numérique (format PDF haute définition). Outre l’achat à la pièce (8 euros par numéro), nous vous offrons la collection complète au prix promotionnel de 195 euros.

L’achat en ligne se fait via PayPal, mais vous pouvez également procéder par virement sur notre compte :
bpost banque IBAN : BE69 0000 8266 1578
BIC : BPOTBEB1.
Dans ce cas, n’oubliez pas de nous détailler votre commande par courriel à kadathrevue@gmail.com

Pour plus de détails et pour commander vos numéros, cliquez ici.



Un nouveau livre sur l’astronomie ancienne 16 mars 2017

Nos lecteurs le savent, nous avons toujours accordé une grande importance à l’archéoastronomie, au point de consacrer une rubrique spéciale à ce sujet, alimentée régulièrement par des chercheurs de tous horizons.

Mais dans ce domaine, les ouvrages de base sont rares. Jusqu’ici, les lecteurs francophones ne disposaient guère que de l’incontournable L’astronomie des Anciens de Yaël Nazé (Éditions Belin, 2009) et, pour ceux qui maîtrisaient suffisamment l’anglais – ce qui n’est pas si évident pour un tel sujet – le livre de James Evans : The History and Practice of Ancient Astronomy.

C’est donc avec grand plaisir que nous accueillons la version française de l’ouvrage de J. Evans, parue l’année dernière sous le titre Histoire et pratique de l'astronomie ancienne. Tout en retraçant l’histoire des idées astronomiques depuis les origines babyloniennes jusqu’à l’orée du XVIIe siècle, l’ouvrage se concentre sur la période grecque, lorsque les astronomes ont mis au point les idées géométriques et philosophiques qui ont déterminé le développement de l’astronomie.

L’auteur approche cette histoire à travers les détails concrets de la pratique astronomique ancienne. Soigneusement organisé et généreusement illustré, ce livre enseigne à ses lecteurs comment faire de la véritable astronomie en employant la technique même des Anciens.

Il contient des modèles pour construire quelques instruments astronomiques simples, comme un astrolabe ou un équatoire. James Evans fournit aussi une critique des sources utilisées pour reconstruire l’astronomie ancienne et son histoire. L’ouvrage comprend en outre de longues citations tirées de textes anciens, et des discussions sur le rôle de l’astronomie dans diverses cultures.

Jacques Gossart

James Evans, Histoire et pratique de l'astronomie ancienne,
Éditions Les Belles Lettres, 2016, VI + 570 pages, 50 illustrations.







Nouvelle publication en ligne :
Petite histoire de la métallurgie précolombienne ; un article de Michel Dethier
19 février 2017

Très tôt, bien avant l’arrivée des Européens, les habitants du Nouveau Monde ont appris à travailler minerais et métaux et ont produit des artefacts absolument remarquables. Dans la région des Grands Lacs, pendant des millénaires, ils ont exploité le cuivre natif, qu’ils martelaient à froid puis à chaud pour en tirer d’innombrables objets, tant « décoratifs » qu’utilitaires, et cela bien avant l’invention de la poterie. Il semble que cette pratique se soit même répandue jusqu’à Cahokia.

En Amérique du Sud, les orfèvres des Andes avaient depuis longtemps maîtrisé l’art de la fonte des métaux et de certains minerais dans des fourneaux (et pas simplement des creusets) et la technique des alliages de cuivre et de métaux précieux (le « tumbaga ») n’avait plus de secrets pour eux, au grand dam des conquistadors qui pensaient que les objets ainsi produits étaient en or pur, alors qu’en réalité, ils ne contenaient parfois que fort peu de métal précieux.

La métallurgie du bronze, tant arsénié que stanneux, est apparue en deux endroits des Andes et cela bien avant l’arrivée des Espagnols, dans le courant du premier millénaire de notre ère. Avec l’avènement de l’empire inca, l’usage du bronze stanneux s’est largement répandu, y compris pour la fabrication d’objets utilitaires et même d’armes. La conquête de ces régions au seizième siècle par les Européens a mis fin à cette intéressante évolution.

Contrairement à ce qu’ont affirmé certains, le fer n’a jamais été fondu par les Amérindiens (ou d’hypothétiques prédécesseurs). Néanmoins, les Inuits ont très tôt utilisé le fer météoritique du Groenland pour façonner des pointes de couteaux et de harpons.
29 pages, 23 illustrations.

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Île de Pâques : réflexions autour des livres d’un passionné 5 janvier 2017

Jean Hervé Daude est canadien, peintre et photographe. C’est aussi un passionné de l’île de Pâques. Il est à ce jour l’auteur de neuf livres consacrés au « nombril du monde », dont le dernier, « L’empreinte des Incas - Les monuments », est paru en 2016. J. H. Daude y démontre, images à l’appui, les troublantes et nombreuses similitudes entre le Pérou et l’île de Pâques.

C’est dans ce contexte qu’en 2008, il est entré en relation avec François Dederen, entretenant depuis lors une fertile correspondance avec ce grand aficionado belge de Rapa Nui, qui nous livre ici ses réflexions sur les ouvrages de Jean Hervé Daude. En conclusion de son analyse du travail du chercheur canadien, François Dederen peut écrire qu’au « fil du temps et à force de recherches tous azimuts, Jean Hervé Daude est devenu l’un des meilleurs chercheurs canadiens sur le sujet si pas le meilleur, même si parfois on peut mettre en doute certaines de ses théories et de ses affirmations »


Accès gratuit au document en cliquant sur l'image.




Il y a contacts et contacts 3 janvier 2017

En matière de relations entre civilisations anciennes, la notion de « contact » évoque immédiatement celle de voyages transocéaniques, qu’il s’agisse du Pacifique ou de l’Atlantique. Mais quoique moins médiatisés, les échanges transcontinentaux ont aussi existé dès les plus hautes époques. Une découverte assez récente vient à l’appui de cette constatation. Une étude des guerriers en terre cuite de l’armée de l’empereur Qin Shi Huang a en effet montré que des artistes grecs auraient pu participer à la réalisation de ces statues. Pour mémoire, ces quelque 8000 représentations grandeur nature de fantassins, archers, cavaliers, chars et chevaux ont été mis au jour en 1974, à Xi’an (Chine, province du Shaanxi), à proximité du tombeau du Premier Empereur, lequel régna de -221 à -210.

Cette présence grecque dans l’entourage d’un monarque chinois du IIIe siècle avant notre ère est attestée sur site avec, d’une part, la découverte d’ADN européen et, d’autre part, la mise au jour de figurines d’oiseaux en bronze, réalisées selon la technique de la cire perdue ; une méthode étrangère à la production chinoise antique1, mais bien connue en Grèce. Selon Lukas Nickel, professeur au Department of History of Art de l’université de Vienne, on peut imaginer « qu’un sculpteur grec a pu avoir été sur place pour former la population locale »2.

Bien entendu, il ne s’agit là que d’une première approche à confirmer. On peut néanmoins déjà conclure avec Li Xiuzhen, archéologue au Musée de la tombe, que « nous avons maintenant la preuve que des contacts étroits existaient entre la Chine du Premier Empereur et l’Occident avant l’ouverture officielle de la Route de la Soie »3.

Jacques Gossart



1 Les fondeurs chinois utilisaient des moules d’argile segmentés.
2 Nickel Lukas, « The First Emperor and sculpture in China »,
Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 76.3, Cambridge University Press, 2013.
3 Cui Guangqi, Shan Wei, « Des sculpteurs grecs ont-ils participé à la construction de l'armée de terre cuite de Xi'an ? »,
Le Quotidien du Peuple, 13/12/2016, consulté le 22/12/2016.




Meilleurs voeux 23 décembre 2016

Toute l’équipe de Kadath vous présente ses meilleurs vœux
pour 2017 et vous donne rendez-vous dès janvier
avec de nouveaux passionnants articles.





Offre spéciale : collection Kadath 12 décembre 2016

La série (presque) complète de Kadath : l’offre de la dernière chance !

Depuis maintenant trois ans, les nouveaux articles que nous vous proposons régulièrement sont édités sous forme numérique, à télécharger. Parallèlement à cette offre, il vous était toujours possible d’acquérir des exemplaires de la revue imprimée, dont l’édition s’est arrêtée en 2013 avec le n° 107.

À dater de ce jour, n’étant malheureusement plus en mesure d’assurer la vente de numéros séparés de la revue Kadath en version papier, nous avons opté pour le passage au « tout électronique ». L’intégralité de la production Kadath vous sera désormais proposée exclusivement en édition numérique ; les articles bien sûr, mais aussi les numéros de la revue.

Toutefois, avant de tourner définitivement la page, nous vous offrons une ultime opportunité d’acquérir la collection des revues imprimées, dont il nous reste quelques séries presque complètes1.

Elles vous sont proposées à un prix que nous avons voulu accessible, à savoir 300 euros2 (hors frais d’envoi). Quant aux numéros épuisés, au nombre d’une quinzaine, ils vous sont offerts gratuitement dans leur format numérique (PDF), complétant ainsi votre collection.

Cette offre vous intéresse ? Commandez en cliquant ici.

1 Soit 92 numéros sur 107 parus, de 1973 à 2013.
2 Le prix réel de la collection est de 485 euros.

* * *

À saisir également : il nous reste quelques exemplaires de livres réalisés par l'équipe de Kadath, ainsi que d’ouvrages spécialement sélectionnés, dont nous pouvons garantir la référence.

La plupart de ces titres sont épuisés en librairie et nous vous les proposons ici au prix spécial de 10 €, hors frais d’envoi.
Pour en savoir plus, cliquez ici.




Nouvel article : Les pierres des Incas 8 novembre 2016

Cet article est d’abord une réflexion sur les énigmes que pose l’édification des monolithes de la « Vallée Sacrée des Incas ». Mais non content de passer en revue les sites emblématiques de cette région – le Coricancha, Sacsahuaman, Ollantaytambo – l’auteur, Ivan Verheyden, élargit son propos à l’ensemble des structures mégalithiques dans le monde. Les problèmes d’ingéniérie sont ainsi analysés en fonction du poids de la pierre à déplacer et de la nature du terrain à parcourir, depuis les « sarsens » de Stonehenge jusqu’aux moai de l’île de Pâques, en passant par les blocs du plateau de Gizeh, sans oublier bien sûr l’improbable monolithe de Baalbek.

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Nouvel article : Le contenu astronomique du paysage sacré de Cuzco à l’époque des Incas 14 octobre 2016

Quels sont les liens entre l’architecture, le paysage et le folklore astronomique de la culture inca ? C’est à cette question que tente de répondre le professeur Giulio Magli, dans cet article consacré à la géographie sacrée de Cuzco, le « nombril du monde », ainsi qu’à ses relations avec les astres. Au sommaire : - introduction à la géographie sacrée des Incas ; - les quipus et le paysage sacré ; - les « constellations de nuages sombres » dans la Voie lactée ; - Cuzco, une réplique du puma céleste ?.

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In memoriam Ivan Verheyden 5 octobre 2016

« C’est toute une histoire, toute une œuvre, toute une sincère amitié qui disparaissent avec lui. Être généreux, affable et savant sans ostentation, il se révélait un pilier de sagesse, empli d’empathie. » Jacques Bury

Le 25 juillet 2016, Ivan Verheyden nous a quittés. Il avait 71 ans. Cofondateur de Kadath et pilier de notre groupe, Ivan avait assuré la rédaction en chef de la revue dès le premier numéro, paru en 1973. Président de notre association, il en fut l’âme durant 43 ans.
Plume alerte et précise au savoir encyclopédique, féru d’archéoastronomie, il publia sous sa signature plus de 50 études dans Kadath, abordant des sujets aussi divers que les mythes mésopotamiens et bibliques, les Dogons, les géoglyphes de Nazca, le phénomène mégalithique, l’île de Pâques, l’Égypte et les civilisations précolombiennes.
Lecteur infatigable et curieux de tout, Ivan vouait en premier lieu une véritable passion pour la médecine qu’il exerça avec une rare conscience et un dévouement forçant l’estime, mais aussi pour l’astronomie, les arts – spécialement l’œuvre de Salvador Dali –, la science-fiction et le fantastique de Lovecraft.
Pour chacun d’entre nous, il fut et demeure un frère en recherche et un ami.

Patrick Ferryn, Jacques Gossart
et l’équipe de Kadath

Témoignages : cliquez ici.

 



Nouvel article : Les nodules semi-ovoïdes de Saint-Jean de Livet 29 juillet 2016

Depuis un demi-siècle, le thème d'artefacts ferreux découverts par deux spéléologues dans un gisement crayeux à St-Jean de Livet (Normandie) parcourt la littérature consacrée à l'archéologie parallèle. De tels « nodules » auraient été déposés au Laboratoire de géomorphologie de l'Université de Caen. En poste dans cet établissement, Francis Gandon a décidé de consacrer à la question une recherche approfondie. Au-delà de l'anecdote, le thème pose la question de l'humour dans la science française et de la santé critique des disciplines et des institutions. Il relaie celui du développement exponentiel de la rumeur et s'inscrit dans la question fascinante des « artefacts intempestifs » qui confrontent à des ruptures temporelles vertigineuses et à une autre histoire de l'humanité.

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Nouvel article : La Babel du Ponant 10 mai 2016

Cette étude fait suite à l’article « Migrations libyques à l’époque néolithique : analyse d’une gravure de Coizard-Joches, France ». Elle traite de la rencontre entre la langue des Berbères et celle des Celtes, à travers des débris de mots qui reformulent à leur manière la fable de Babel, lorsque les hommes s’exprimaient tous dans une seule et même langue, avant l’éparpillement des peuples.

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Nouvel article : L’os d'Ishango : calculette, calendrier ou simple pense-bête ? 9 mars 2016

Les deux os préhistoriques d’Ishango (Afrique centrale), gravés de signes mystérieux, ont fait l’objet de nombreuses recherches depuis leur découverte dans les années 1950. Deux hypothèses étaient généralement retenues : calculette pour les uns, calendrier pour les autres. Mais en 2010, un mathématicien a remis en cause ces hypothèses, considérant qu’il était vain de chercher dans des documents préhistoriques des significations mathématiques ou astronomiques. Alors, qui croire, que croire ? Le point avec Michel Dethier.

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Pyramides et Pyramidales 18 janvier 2016

Il s’en passe des choses sur le plateau de Gizeh ! Depuis quelques mois, c’est le grand branle-bas autour de la pyramide de Kheops, avec la mise en œuvre de la fameuse mission « Scan Pyramids ». L’objectif de cet ambitieux projet : déterminer, à l’aide de procédés de scannage, si la Grande Pyramide renferme des chambres secrètes – pardon : des espaces inconnus –, ce que nombre de chercheurs soutiennent depuis toujours. Aucun média ne voulant être en reste de suspense, il ne se passe pas une semaine sans que l’une ou l’autre information ne vienne relancer ce feuilleton à épisodes. Il n’y a d’ailleurs pas que les journalistes à vouloir occuper l’espace médiatique : des scientifiques y vont régulièrement de leur petit commentaire, à commencer par l’indestructible Zahi Hawass, que l’on ne présente plus – il s’en charge très bien lui-même.

Pour le commun des mortels, tout ce battage finirait par donner le tournis, et c’est vrai qu’il y a de quoi y perdre son égyptien. Alors, où en est-on aujourd’hui ? Quels sont les enjeux ? Quelles sont les théories en présence ? Qui pense quoi, et pour quelles raisons ? Les réponses à ces questions, vous les trouverez sur « Pyramidales », le blog de Marc Chartier.

Depuis 2009, ce passionné propose sur son site « un rappel de textes anciens, ainsi que la présentation de théories modernes et contemporaines sur les techniques de construction des pyramides d’Égypte, notamment celles du plateau de Guizeh. » Des articles clairs, bien documentés, bien écrits. Que vous vous intéressiez un peu, beaucoup ou passionnément aux pyramides égyptiennes, visitez le site de Marc Chartier, vous y trouverez votre compte.

JACQUES GOSSART




Nouvel article : « un observatoire néolithique en Chine » 11 janvier 2016

À l’instar des autres grandes civilisations antiques, la Chine a, très tôt dans son histoire, développé une science du ciel basée sur l’observation. Les références en cette matière sont d’ailleurs bien présentes dans les légendes et dans les textes classiques. La mise au jour, en 2003, des extraordinaires structures de Taosi, dans le centre historique de la Chine, a apporté la preuve matérielle que, dès le troisième millénaire avant notre ère, les Chinois disposaient de moyens sophistiqués pour observer le ciel. Cité du savoir et important centre religieux, Taosi a également joué un rôle fondamental dans la naissance de l’État chinois, ainsi que le démontre Jacques Gossart au terme de la seule étude en langue française sur ce sujet.

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