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Nouvelle publication en ligne : À propos d’archéologie acoustique 19 mai 2018

Deuxième volet de notre série consacrée aux paléo-énergies et, plus précisément, à l’archéologie acoustique, cet article de Myriam Philibert nous dévoile, en un panorama très complet et actualisé, les différentes facettes de la science acoustique de nos ancêtres : instruments de musique du paléolithique, musique des sphères de Pythagore, étonnantes caractéristiques sonores de Stonehenge, de Chavín et des structures grecques, pots acoustiques des constructions médiévales, empreintes de sons depuis longtemps éteints… Quoique les études relatives à certains de ces sujets n’en soient encore qu’aux premiers balbutiements et relèvent toujours pour l’essentiel de la spéculation, l’auteure n’hésite pas à les aborder, avec toute la prudence et les réserves nécessaires, consciente que les progrès remarquables de cette nouvelle discipline éclaireront bientôt d’un jour nouveau ces matières encore mal comprises.

27 pages, 12 illustrations.

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Voyage en Inde et au Népal, du 1er au 20 décembre 2018. 6 avril 2018

Sur le thème « Avec eux, chez eux »,
Kadath organise,
en collaboration avec l’association « Initiations » (Bruxelles), un

voyage en Inde et au Népal,
du 1er au 20 décembre 2018.


Nos visites seront accompagnées de gens du pays,
qui nous accueilleront chez eux afin de partager repas et culture.


(Photo C. Bettus)

Au programme :

Abu Dhabi.
Escale pour une visite du nouveau musée du Louvre à la muséologie interculturelle.

Népal.
- Partage de la vie quotidienne de Népalais de Katmandou, ville aux multiples visages, entourée de montagnes et de lieux sacrés.
- Pèlerinage à Lumbini, lieu de naissance du Bouddha.

Inde.
- Plongée dans la géographie sacrée et cosmique de la vieille ville de Bénarès avec un professeur de l’université de Bénarès, spécialiste de l’architecture sacrée de sa ville.
- Échanges avec les étudiants tibétains Nyingmapa de l’université de Sarnath.
- Rencontre d’artisans de plusieurs États de l’Inde, à Delhi.

Accompagnement : Jacques Gossart, secrétaire général de Kadath, auteur de La civilisation de l’Indus (à paraître).

Intéressé ? Prenez contact avec nous :

Jacques Gossart (absent du 15 au 30 avril)
Leonard Appel




In memoriam Robert Dehon 28 mars 2018

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Robert Dehon, survenu le 12 septembre 2017, à l’âge de 72 ans.
Cofondateur de Kadath, compagnon de la première heure, Robert débuta sa carrière de chasseur de mystères à la Sobeps (Société belge d’étude des phénomènes spatiaux). C’est là qu’il apprit l’art de l’enquête sur le terrain ; une technique que cet infatigable chercheur ne cessera de perfectionner au fil des années, au service cette fois de l’histoire et de l’archéologie.
Homme chaleureux et entier, Robert vivait ses passions ; des passions qu’il s’efforçait de nous faire partager lors de nos réunions de rédaction et, lorsqu’en compagnie de son fidèle collaborateur à quatre pattes Zoltan (« un sacré gaillard » qui n’avait rien d’un chihuahua !), il nous entraînait sur la piste de quelque grosse pierre perdue au fond d’un bois.
Au sein de notre équipe, Robert s’occupait plus particulièrement de mégalithisme et de géographie sacrée, et ses préférences allaient aux sites d’Europe de l’Ouest, de la Belgique à la Bretagne et de l’Angleterre à la Hollande. Il se rendait régulièrement au Royaume-Uni dans le cadre d’études interdisciplinaires sur les fameux leys, regroupant archéologues, géologues et radiesthésistes.
Puis, peu à peu, d’autres centres d’intérêt l’éloignèrent de notre équipe. C’est ainsi qu’après avoir été rédacteur en chef d’un magazine d’aviation, il se tourna vers l’étude des fortifications, fondant l’« Association Fort de la Crèche »[1], dont il fut le président, effectuant parallèlement des recherches actives au sein de « Traces Mosanes »[2], une association qui se consacre à l’étude du patrimoine historique et archéologique de la région de Dinant. Grand amoureux du folklore bruxelleois, Robert rédigea aussi de nombreuses et truculentes chroniques sur un blog[3] qu’il alimentait assidûment.
Ne lui connaissant plus de famille, nous assurons ses amis, collaborateurs et complices de toute notre sympathie. So long Bob.

L’équipe de Kadath



[1] www.fortdelacreche.fr
[2] www.patrimoinemosan.net
[3] Robert Dehon et ses chroniques




Nouvelle publication en ligne : Au commencement était le son 25 janvier 2018

« Au commencement fut le son »… explicitement ou implicitement, cette affirmation se retrouve un peu partout dans le monde antique, et notamment chez les Mésopotamiens, les Égyptiens, les Hébreux, les Grecs, ou encore dans l’Apocalypse de Jean. Loin d’être gratuite, cette assertion correspond à une réalité objective, ainsi que le constate Hilaire Heim, au terme d’une étude approfondie des textes, mythes, légendes et traditions des grandes civilisations préhistoriques et antiques, lesquelles peuvent dès lors être qualifiées de « civilisations du son ».
21 pages, 14 illustrations.

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Nouvelle publication en ligne : Madog en Amérique : La saga d’Indian Jones 10 novembre 2017

Dans un premier article paru dans nos colonnes sous le titre Madog en Amérique : Cap à l’ouest, jeunes Gallois, Simon Young avait examiné la possibilité que le prince gallois Madog ait découvert le Nouveau Monde dès le XIIe siècle. Il aborde à présent l’hypothèse selon laquelle l’expédition de Madog s’installa dans la tribu amérindienne des Mandans.
Mais que valent les prétendues preuves, essentiellement d’ordre linguistique, avancées à l’appui d’une présence galloise chez ces Indiens ? Simon Young fait la part des choses entre mythe et réalité.
9 pages, 7 illustrations.

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Taosi, à l’aube de la Chine 1er septembre 2017

Taosi se trouve au centre de la Chine, dans cette région qui a vu naître et se développer la civilisation chinoise. Fouillé à partir de 1978, le site se rattache à la phase ultime de la culture néolithique de Longshan, datée de 2400 à 1900 AEC (Avant l’Ere Commune).

Limitée au départ à une petite agglomération de 56 hectares, Taosi s’est peu à peu développée. Vers 2100 AEC, l’agglomération a atteint son apogée, couvrant une superficie de 280 hectares, ce qui en fait la plus grande cité fortifiée de la Chine préhistorique. Elle se compose alors de deux quartiers distincts, séparés par un mur intérieur : d’une part les modestes maisons semi-souterraines du quartier populaire et, d’autre part, les vastes appartements de l’élite dirigeante.

Un des monuments remarquables de Taosi est certainement son observatoire astronomique. Découvert en 2003, le complexe, qui se trouve à proximité de la partie « noble » de la cité, a été daté de 2100 à 2000 AEC. Pour l’essentiel, il était à l’origine constitué d’une plate-forme semi-circulaire de 1000 m2 environ, orientée au sud-est, ainsi que d’une structure en arc-de-cercle (reconstituée ci-contre), composée de piliers de trois à quatre mètres de haut, séparés par douze espaces de visée. À la suite de nombreuses études de terrain réalisées par les archéologues chinois, il apparaît que cet observatoire avait été conçu pour la détermination précise des moments remarquables de l’année solaire, et en particulier du solstice d’hiver, lequel marque, dans le calendrier chinois, le début de l’année solaire. Je ne peux entrer ici dans le détail du fonctionnement de ce dispositif très complexe, et invite le lecteur à prendre connaissance de l’article détaillé que j’ai consacré au site et à son observatoire1.

Parmi mes conclusions, j’avançais à titre d’hypothèse que Taosi avait pu dépasser le stade de la simple chefferie, pour se constituer en un État dirigé par un roi. Et pas n’importe quel roi puisqu’il pourrait s’agir de Yao, un des personnages les plus importants de la mythologie chinoise, replacé au cœur de l’histoire du pays dans un contexte évhémériste. Roi sage et astronome averti, Yao monta sur le trône en -2145 selon le Zhushu jinian (« Annales écrites sur bambou »).

Or, il se fait qu’une découverte récente va tout à fait dans le sens de cette hypothèse. Une équipe de l’institut d’Archéologie du Shanxi a en effet mis au jour les vestiges de ce qui semble bien être un palais impérial2. De forme rectangulaire, orienté selon les points cardinaux et entouré d’une enceinte, il est, pour l’époque, de dimensions exceptionnelles : environ 470 mètres sur 270, soit une superficie de quelque 130 000 m2. Gao Jiangtao, l’archéologue qui a conduit les travaux, n’hésite pas à qualifier le bâtiment de « plus ancienne cité impériale jamais découverte en Chine », évoquant les mythiques Cinq Souverains, dont Huang Di (« l’Empereur Jaune ») et Yao sont les figures les plus marquantes.

Comme je l’écrivais en conclusion de mon article, c’est peut-être bien à Taosi qu’est né ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’« Empire chinois ».

Jacques Gossart



1 Gossart Jacques, L’observatoire néolithique chinois de Taosi, Bruxelles, Éditions Kadath, 2016,

2 Gu Liping, « China's oldest imperial palace discovered in Shanxi Province », chinaplus, 2017-06-11, www.ecns.cn, consulté le 18/08/2017.




Nouvelle publication en ligne : De l'archéoastronomie en Ukraine au Paléolithique 22 août 2017

Plusieurs découvertes faites sur le territoire actuel de l’Ukraine tendent à prouver l’existence de connaissances astronomiques au sein d’une culture paléolithique. Parmi les objets étudiés par Irina B. Vavilova et Tetyana G. Artemenko, on peut citer des fragments de défenses de mammouth portant des gravures, interprétées comme des tables d’observations de phases lunaires, le fameux pétroglyphe solaire de Chokurcha-1, et surtout deux bracelets en ivoire de mammouth provenant du site de Mezin, gravés de motifs complexes, en relation également avec un calendrier lunaire.
17 pages, 15 illustrations.

Pour accéder à nos publications,Éditions Kadath

 




À lire cet été : Amazonie - Les 12 travaux des civilisations précolombiennes 14 juillet 2017

Lorsqu’on évoque les civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud, on pense bien sûr aux cultures inca, chimú, nazca… Mais la plupart du temps, on néglige une grande partie du territoire sud-américain : l’Amazonie.

À quoi ressemblaient les sociétés d’Amazonie avant l’arrivée des Européens ? Ce que nous croyons en savoir tient plus souvent du mythe que de la réalité… Le livre de Stéphen Rostain comble cette lacune, abordant tous les aspects de cette fascinante culture.

Peuplement, domestication, innovations, échanges à longue distance, rituels funéraires, parures, cannibalisme… sont autant de pans d’une histoire humaine encore méconnue. Ils sont ici abordés en prenant comme fil conducteur les douze travaux d’Hercule, car, dans la démesure de la grande forêt de pluie, les peuples du passé ont bel et bien accompli une œuvre de géant digne du demi-dieu !

Jacques Gossart









Nouveau dans la médiathèque 13 juillet 2017

De nouvelles photos sont disponibles – et téléchargeables – dans notre médiathèque : un dossier consacré au site mégalithique de Callanish, dans les îles Hébrides.

Pour accéder à cette documentation, cliquez ici.




Nouvelle publication en ligne : Madog en Amérique : Cap à l’ouest, jeunes Gallois 3 juin 2017

Au panthéon des fondateurs du Nouveau Monde, le personnage le plus inattendu est certainement Madog, prince gallois du XIIe siècle qui, dit-on, aurait atteint l’Amérique dans les années 1170. Ce Madog à l’origine de nombreuses légendes a-t-il réellement pu fouler le sol américain ? La question divise les spécialistes, comme nous l’explique Simon Young.
9 pages, 5 illustrations.

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La série complète de Kadath est en ligne ! 13 avril 2017

Comme nous vous l’avions annoncé précédemment, les numéros « papier » de notre revue Kadath sont aujourd’hui pratiquement épuisés, et nous ne disposons plus que de quelques séries presque complètes – un collector ! –, qui vous sont proposées au prix de 300 euros, hors frais d’envoi. (Attention : offre limitée. Pour plus de détails, cliquez ici).

Mais, bonne nouvelle : tous les numéros (1 à 107) sont désormais disponibles en version numérique (format PDF haute définition). Outre l’achat à la pièce (8 euros par numéro), nous vous offrons la collection complète au prix promotionnel de 195 euros.

L’achat en ligne se fait via PayPal, mais vous pouvez également procéder par virement sur notre compte :
bpost banque IBAN : BE69 0000 8266 1578
BIC : BPOTBEB1.
Dans ce cas, n’oubliez pas de nous détailler votre commande par courriel à kadathrevue@gmail.com

Pour plus de détails et pour commander vos numéros, cliquez ici.



Un nouveau livre sur l’astronomie ancienne 16 mars 2017

Nos lecteurs le savent, nous avons toujours accordé une grande importance à l’archéoastronomie, au point de consacrer une rubrique spéciale à ce sujet, alimentée régulièrement par des chercheurs de tous horizons.

Mais dans ce domaine, les ouvrages de base sont rares. Jusqu’ici, les lecteurs francophones ne disposaient guère que de l’incontournable L’astronomie des Anciens de Yaël Nazé (Éditions Belin, 2009) et, pour ceux qui maîtrisaient suffisamment l’anglais – ce qui n’est pas si évident pour un tel sujet – le livre de James Evans : The History and Practice of Ancient Astronomy.

C’est donc avec grand plaisir que nous accueillons la version française de l’ouvrage de J. Evans, parue l’année dernière sous le titre Histoire et pratique de l'astronomie ancienne. Tout en retraçant l’histoire des idées astronomiques depuis les origines babyloniennes jusqu’à l’orée du XVIIe siècle, l’ouvrage se concentre sur la période grecque, lorsque les astronomes ont mis au point les idées géométriques et philosophiques qui ont déterminé le développement de l’astronomie.

L’auteur approche cette histoire à travers les détails concrets de la pratique astronomique ancienne. Soigneusement organisé et généreusement illustré, ce livre enseigne à ses lecteurs comment faire de la véritable astronomie en employant la technique même des Anciens.

Il contient des modèles pour construire quelques instruments astronomiques simples, comme un astrolabe ou un équatoire. James Evans fournit aussi une critique des sources utilisées pour reconstruire l’astronomie ancienne et son histoire. L’ouvrage comprend en outre de longues citations tirées de textes anciens, et des discussions sur le rôle de l’astronomie dans diverses cultures.

Jacques Gossart

James Evans, Histoire et pratique de l'astronomie ancienne,
Éditions Les Belles Lettres, 2016, VI + 570 pages, 50 illustrations.







Nouvelle publication en ligne :
Petite histoire de la métallurgie précolombienne ; un article de Michel Dethier
19 février 2017

Très tôt, bien avant l’arrivée des Européens, les habitants du Nouveau Monde ont appris à travailler minerais et métaux et ont produit des artefacts absolument remarquables. Dans la région des Grands Lacs, pendant des millénaires, ils ont exploité le cuivre natif, qu’ils martelaient à froid puis à chaud pour en tirer d’innombrables objets, tant « décoratifs » qu’utilitaires, et cela bien avant l’invention de la poterie. Il semble que cette pratique se soit même répandue jusqu’à Cahokia.

En Amérique du Sud, les orfèvres des Andes avaient depuis longtemps maîtrisé l’art de la fonte des métaux et de certains minerais dans des fourneaux (et pas simplement des creusets) et la technique des alliages de cuivre et de métaux précieux (le « tumbaga ») n’avait plus de secrets pour eux, au grand dam des conquistadors qui pensaient que les objets ainsi produits étaient en or pur, alors qu’en réalité, ils ne contenaient parfois que fort peu de métal précieux.

La métallurgie du bronze, tant arsénié que stanneux, est apparue en deux endroits des Andes et cela bien avant l’arrivée des Espagnols, dans le courant du premier millénaire de notre ère. Avec l’avènement de l’empire inca, l’usage du bronze stanneux s’est largement répandu, y compris pour la fabrication d’objets utilitaires et même d’armes. La conquête de ces régions au seizième siècle par les Européens a mis fin à cette intéressante évolution.

Contrairement à ce qu’ont affirmé certains, le fer n’a jamais été fondu par les Amérindiens (ou d’hypothétiques prédécesseurs). Néanmoins, les Inuits ont très tôt utilisé le fer météoritique du Groenland pour façonner des pointes de couteaux et de harpons.
29 pages, 23 illustrations.

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Île de Pâques : réflexions autour des livres d’un passionné 5 janvier 2017

Jean Hervé Daude est canadien, peintre et photographe. C’est aussi un passionné de l’île de Pâques. Il est à ce jour l’auteur de neuf livres consacrés au « nombril du monde », dont le dernier, « L’empreinte des Incas - Les monuments », est paru en 2016. J. H. Daude y démontre, images à l’appui, les troublantes et nombreuses similitudes entre le Pérou et l’île de Pâques.

C’est dans ce contexte qu’en 2008, il est entré en relation avec François Dederen, entretenant depuis lors une fertile correspondance avec ce grand aficionado belge de Rapa Nui, qui nous livre ici ses réflexions sur les ouvrages de Jean Hervé Daude. En conclusion de son analyse du travail du chercheur canadien, François Dederen peut écrire qu’au « fil du temps et à force de recherches tous azimuts, Jean Hervé Daude est devenu l’un des meilleurs chercheurs canadiens sur le sujet si pas le meilleur, même si parfois on peut mettre en doute certaines de ses théories et de ses affirmations »


Accès gratuit au document en cliquant sur l'image.




Il y a contacts et contacts 3 janvier 2017

En matière de relations entre civilisations anciennes, la notion de « contact » évoque immédiatement celle de voyages transocéaniques, qu’il s’agisse du Pacifique ou de l’Atlantique. Mais quoique moins médiatisés, les échanges transcontinentaux ont aussi existé dès les plus hautes époques. Une découverte assez récente vient à l’appui de cette constatation. Une étude des guerriers en terre cuite de l’armée de l’empereur Qin Shi Huang a en effet montré que des artistes grecs auraient pu participer à la réalisation de ces statues. Pour mémoire, ces quelque 8000 représentations grandeur nature de fantassins, archers, cavaliers, chars et chevaux ont été mis au jour en 1974, à Xi’an (Chine, province du Shaanxi), à proximité du tombeau du Premier Empereur, lequel régna de -221 à -210.

Cette présence grecque dans l’entourage d’un monarque chinois du IIIe siècle avant notre ère est attestée sur site avec, d’une part, la découverte d’ADN européen et, d’autre part, la mise au jour de figurines d’oiseaux en bronze, réalisées selon la technique de la cire perdue ; une méthode étrangère à la production chinoise antique1, mais bien connue en Grèce. Selon Lukas Nickel, professeur au Department of History of Art de l’université de Vienne, on peut imaginer « qu’un sculpteur grec a pu avoir été sur place pour former la population locale »2.

Bien entendu, il ne s’agit là que d’une première approche à confirmer. On peut néanmoins déjà conclure avec Li Xiuzhen, archéologue au Musée de la tombe, que « nous avons maintenant la preuve que des contacts étroits existaient entre la Chine du Premier Empereur et l’Occident avant l’ouverture officielle de la Route de la Soie »3.

Jacques Gossart



1 Les fondeurs chinois utilisaient des moules d’argile segmentés.
2 Nickel Lukas, « The First Emperor and sculpture in China »,
Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 76.3, Cambridge University Press, 2013.
3 Cui Guangqi, Shan Wei, « Des sculpteurs grecs ont-ils participé à la construction de l'armée de terre cuite de Xi'an ? »,
Le Quotidien du Peuple, 13/12/2016, consulté le 22/12/2016.




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