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Orbs, l’autre planète 12 décembre 2015

Dans le cadre d’un partenariat avec Kadath, la revue Orbs, l’autre Planète, publie, dans son numéro 4, un premier article sur « Les Olmèques, enfants de la Chine ? », traitant de la possible origine chinoise de la plus ancienne civilisation mésoaméricaine et signé d’un membre de notre comité de rédaction. Orbs, l’autre Planète, est une revue de bibliothèque consacrée aux mutations du monde d’aujourd’hui, dans l’esprit de la mythique revue Planète ; une démarche qui ne pouvait nous laisser indifférents ! Laissons à son directeur, Charles-Maxence Layet, le soin de présenter sa revue :
« Orbs, l’autre Planète, est une revue transversale de référence, animée d’une démarche humaniste et encyclopédiste, ouverte sur le monde présent et consacrée à l’œuvre humaine dans toutes ses dimensions : Arts, Sciences, Humanités, Consciences. Cette revue hors normes, abondamment illustrée et sans publicité, donne la parole à des prix Nobel, des universitaires, des économistes, des artistes, des psychologues, des physiciens, des personnalités singulières, nous invitant à réviser nos croyances et nos connaissances. Orbs l’autre Planète est née d’une fulgurance, celle de reprendre le flambeau d’une revue désormais mythique : Planète. Lancé en 1961 par Louis Pauwels, Jacques Bergier et François Richaudeau, ce bimestriel anticonformiste a fait, pendant dix ans, office d’un “remue-méninges”, rassemblant arts, sciences, fictions, reportages, essais, cybernétique, religion, parapsychologie, histoire, archéologie, philosophie, sociologie… » Pour tout savoir sur la revue Orbs et sur ce numéro aux horizons multiples, connectez-vous au site de la revue : www.orbs.fr

JACQUES GOSSART

Format 17 cm x 20 cm, 192 pages.
Images et illustrations couleur.
Disponible par abonnement et en librairie.




Nouvel article : « Sources arabes pour les voyages de découverte précolombiens » 7 décembre 2015

Jusqu’ici, Dans le domaine des voyages transocéaniques avant Christophe Colomb, on a souvent négligé de questionner les sources arabes du Xe au XIIIe siècles, qui ont pour noms al-Mas’ûdî, al’Umarî et surtout le géographe al-Idrîsî (dont nous dressons un portrait en encadré). L’article qui nous a été offert est de la main d’un professeur émérite d’histoire islamique à l’université du Wisconsin-Milwaukee, le Dr Abbas Hamdani. D’autres chercheurs occidentaux avant lui se sont référés à ces sources, mais il faut reconnaître que rarement celles-ci étaient complètes ou alors elles n’étaient que paraphrasées. C’est ainsi qu’un colloque fut organisé le 17 février 2006 par le département d’Histoire de son université, où cette communication fut présentée, après quoi une version révisée parut dans The Maghreb Review Vol. 31, n° 3-4, pp. 203-221, 2006. La même parut chez nos amis de NEARA (New England Antiquities Research Association) Vol. 43, n° 1, pp. 32-43, 2009.

La communication du Dr Hamdani s’articule autour de deux démonstrations qu’on peut résumer par deux citations, l’une de Mahmûd b. Abî’l-Qâsim al-Isfahânî : « Ce qui est découvert dans l’océan de notre côté peut aussi être découvert à l’autre extrémité », notre seconde citation étant tirée d’un ouvrage fondamental du professeur Alice Kehoe : « Concernant la possibilité de contacts transocéaniques avec l’Amérique avant 1492, seul un fait mérite d’être affirmé : tout type de bateau […] s’est avéré capable, en des mains expérimentées, de traverser un océan », pour arriver à la conclusion : « Il est certain qu’il y eut des tentatives [par des Arabes ou des musulmans partis du Portugal ou de l’Afrique de l’Ouest], une forte détermination et le savoir-faire pour y arriver [à traverser l’océan]. Si pas de découverte, il y eut des voyages musulmans de découverte, bien avant Colomb. » (Abbas Hamdani) L’article que nous présentons répond au souhait de l’auteur d’y trouver les sources arabes reproduites intégralement, et accompagnées de leur traduction non tronquée. C’est une exclusivité en langue française.

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IVAN VERHEYDEN




Le diable à Glozel 2 novembre 2015

Le petit hameau de Glozel, son musée et son champ des Morts ont vu passer beaucoup de monde en quatre-vingt-dix ans de controverses2 : archéologues, journalistes, têtes couronnées et célébrités diverses… Mais personne n’imaginait que Satan en personne irait s’installer dans cette paisible région du Bourbonnais. C’est donc avec une curiosité certaine que j’ai ouvert le livre récemment paru d’Éric Bony, Le Tombeau du Diable. Et le contenu est à la hauteur du titre de ce thriller machiavélique : un journaliste spécialiste du paranormal, un bijou maudit, des assassinats en série, d’intéressantes créatures, une mythologie qui revit à toutes les pages ; et au bout d’une route semée d’embûches, le mystère de Glozel. Éric Bony, journaliste à Science Frontières, collaborateur à la revue Mystère et à l’émission L’odyssée de l’étrange, nous offre ici un premier roman passionnant de bout en bout et, qui plus est, très bien documenté.

Éric Bony, Le Tombeau du Diable, City Éditions, 2015, 448 pages. Disponible en librairie.


JACQUES GOSSART



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Ceux de nos lecteurs qui ne connaissent pas « l’Affaire de Glozel », comme ceux qui veulent simplement se rafraîchir la mémoire, trouveront un résumé de cette passionnante énigme en cliquant ici.



« Le premier temple - Göbekli Tepe » 12 octobre 2015

Enfin disponible en français !… Pour une fois, cette formule rabâchée, point d’exclamation compris, se justifie pleinement. Paru récemment chez CNRS Éditions dans une version mise à jour de l’édition allemande1, l’ouvrage du professeur Klaus Schmidt, inventeur de Göbekli Tepe, fait la synthèse de vingt années de fouilles de ce site extraordinaire. Kadath a consacré deux articles à Göbekli Tepe (Kadath nos 101 et 107). Aussi me contenterai-je de rappeler brièvement les éléments essentiels de ce qui demeure une énigme archéologique.

Göbekli Tepe est situé dans le sud-est de l’Anatolie, à quinze kilomètres au nord-est de la ville-oasis de ?anl?urfa (aussi connue sous le nom d’Urfa). Quoique localisé en Anatolie, Göbekli Tepe se rattache, archéologiquement parlant, aux cultures du Levant, dont les représentants principaux sont le Natoufien et le Khiamien. Juché à 760 mètres d’altitude et dominant la plaine environnante, le lieu se présente sous l’aspect d’une colline artificielle ronde, d’un diamètre de trois cents mètres et haute d’une quinzaine de mètres. Le site a révélé trois couches archéologiques. La couche III, la plus ancienne à avoir été fouillée, est datée de 9500-9000 avant J.-C. Cette couche est composée de structures tout à fait remarquables, de forme ronde ou ovale, d’un diamètre variant entre dix et trente mètres, et réparties en quatre complexes. Elles sont constituées de piliers monolithiques en calcaire affectant la forme d’un T, encastrés dans un mur de pierres sèches. Au sein de chaque structure, deux piliers centraux, plus grands et mieux finis encore, complètent l’ensemble. Hauts de trois à cinq mètres, les monolithes – plus de deux cents – pèsent de dix à vingt tonnes (et même cinquante tonnes pour un pilier abandonné dans la carrière). De nombreux piliers sont décorés de gravures d’une belle qualité artistique. Beaucoup représentent des animaux, lions, taureaux, sangliers, renards, serpents, scorpions, canards… Mais on trouve aussi des bras et des mains, des vêtements stylisés, des cannelures figurant peut-être des bijoux, ainsi que des motifs géométriques dont la signification reste inconnue, peut-être les balbutiements d’une écriture.

Au moment de sa découverte, le site était entièrement enterré dans une colline artificielle. Quoique les causes de cette mise sous terre ne soient pas encore clairement établies, c’est la piste d’un enfouissement volontaire qui est généralement retenue. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que l’abandon de Göbekli Tepe remonte à 8000 avant notre ère.

Pour Klaus Schmidt, Göbekli Tepe est un endroit sacré, lieu de rassemblements périodiques, sans doute en rapport avec certaines positions du soleil et de la lune. Mais de quels peuples ? Et à quelles divinités rendaient-ils un culte ? Pour ce qui est des populations concernées, les études paléobotaniques et paléozoologiques font supposer qu’il s’agissait de chasseurs-cueilleurs, dans la pure tradition du mésolithique. Mais quelle que soit l’origine des occupants du site, leur présence a dû poser des problèmes d’intendance, car il a bien fallu nourrir cette masse de gens. Rien que pour la construction, on estime à cinq cents environ le nombre d’ouvriers présents sur le site. Face à ce type de problème totalement inédit pour l’époque, il a donc fallu innover. Ainsi que le suggère Schmidt, c’est la présence de communautés importantes à certains endroits comme Göbekli Tepe, et la nécessité de nourrir cette population nécessairement sédentaire, qui aurait été la cause de la naissance et du développement de l’agriculture. Cette théorie, qui fait de l’agriculture la fille de la religion, est aujourd’hui assez largement admise par les spécialistes.

Cela dit, il reste beaucoup à faire à Göbekli Tepe, et les successeurs de Klaus Schmidt (décédé en 2014) ont du pain sur la planche. Les fouilles, qui sont loin d’être achevées, permettront de préciser petit à petit le comment et le pourquoi d’un site qui a d’ores et déjà bouleversé notre vision des premiers temps de l’humanité.

JACQUES GOSSART



Vue générale du site. (Photo Rolfcosar)


  1. Sie bauten die ersten Tempel: Das rätselhafte Heiligtum der Steinzeitjäger, München, Verlag C. H. Beck, 2006.



Migrations libyques à l’époque néolithique 8 octobre 2015

Jusqu’ici, le plus ancien témoignage de la langue berbère était attesté dans la Johannide de Corippe, au VIe siècle après J.-C. Différents éléments, présentés dans cet article, vont cependant à l’encontre de cette affirmation, comme la grande ancienneté du nom Didon, ou encore l’origine berbère de la dénomination « Gibraltar ». C’est dans ce cadre distinctif qu’est analysée une inscription mise au jour dans la nécropole de Coizard-Joches (IIIe millénaire avant J.-C., France) ; une analyse qui met en évidence les relations ayant existé entre des populations africaines et européennes à la veille du néolithique.
Une étude d’Ali Farid Belkadi


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Intrigue à l’île de Pâques 14 août 2015

Nous avons dernièrement eu connaissance de la sortie d’un roman dont l’intrigue est centrée sur l’île de Pâques et l’écriture rongorongo. De plus, l’ouvrage est agrémenté d’illustrations de notre ami et grand spécialiste de la civilisation pacuane François Dederen. Même si nous n’avons pas encore eu l’occasion de lire l’ouvrage de Daniel Père, voilà deux bonnes raisons de le signaler à l’attention de tous les amoureux de Rapa Nui.
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La déformation crânienne intentionnelle 7 août 2015

La déformation crânienne intentionnelle est une pratique culturelle opérée sur la tête du nouveau-né pendant une durée de quelques mois à quelques années, et cette déformation perdure tant que le crâne n’est pas détruit. Il est ainsi possible de reconnaître l’existence de cette pratique sur des restes anciens découverts dans diverses régions du monde. À quelles motivations ces pratiques répondaient-elles ? Quelles étaient les formes privilégiées et avec quels appareils étaient-elles obtenues ? Quel était l’effet de cette déformation sur l’individu ? C’est à ces questions que Patricia Soto-Heim répond dans cet article.


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Un dodécaèdre qui rebondit 27 juillet 2015

Dans notre livre Le génie technologique des anciens, premier volume de notre collection « Archéologie mystérieuse & civilisations disparues » (Kadath / Oxus, 2013), figurait une étude de Pierre Méreaux sur « Le dodécaèdre : mesureur d’angle ? ». L’auteur y présentait, à titre d’hypothèse – d’où le point d’interrogation du titre –, le dodécaèdre bouleté gallo-romain comme un instrument d’arpentage. Ayant pris connaissance de cette étude, un lecteur, Bernard Lalanne, nous a adressé un document dans lequel il réfutait la thèse de Pierre Méreaux, ajoutant par ailleurs n’avoir aucune nouvelle proposition à faire. Considérant que le point de vue de Bernard Lalanne ne pouvait qu’enrichir, et peut-être relancer le débat sur cette épineuse question des dodécaèdres bouletés, nous croyons utile de présenter, avec son accord, sa démonstration à nos lecteurs.
Pour accéder à l’article, cliquez ici.

Un exemple de dodécaèdre bouleté, parmi la centaine actuellement répertoriés. (Archives Kadath)




Nouveau dans la médiathèque 8 juillet 2015

De nouvelles photos sont disponibles – et téléchargeables – dans notre médiathèque : un dossier consacré aux principaux sites néolithiques des îles Orcades.

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Vézelay, architecture sacrée et nombre d’or 30 juin 2015

Les lecteurs assidus de Kadath connaissent bien Dominique Prost, auteur d’un article critique sur l’hypothèse de l’origine européenne des pointes paléo-indiennes (Kadath n° 99, 2004). Ce titulaire d’un doctorat d’archéologie en ethno-préhistoire vient de faire paraître, sous le pseudonyme de Pierre Trossuz, un ouvrage de près de 200 pages sur l’architecture sacrée et le nombre d’or dans la basilique de Vézelay. Cet édifice, un des plus hauts lieux de l’art roman, peut être vu sous un jour nouveau pour tenter de faire apparaître l’invisible qui se cache dans les interstices d’un art sacré et ses lois symboliques qui régissent son bâti. Dans l’harmonie, la forme et le volume d’un espace architectural hors du commun, se dévoilent les arcanes d’un savoir ancestral. Les nombreuses curiosités, énigmes et compositions originales dans ses plans, ses éléments d’architecture, suggèrent les prémices d’un message spirituel majeur. La basilique de Vézelay serait porteuse d’un discours symbolique dont la structure architecturale en serait le support. L’objectif de cet ouvrage est de tenter de restituer cette dimension spirituelle dans les bases de son édification et de révéler la part symbolique de son architecture qui structure le support discursif de son iconographie à partir du jeu des formes géométriques, des proportions et l’usage du nombre d’or, du tracé régulateur et toute la symbolique des nombres qu’il inclut.

Pierre Trossuz, La basilique de Vézelay. Architecture sacrée et nombre d’or, Paris, L’Harmattan, 2015.




Nouvel article en ligne 9 mai 2015

Cette volumineuse monographie a pour base le mémoire de doctorat d’Adam Stout (University of Wales, Lampeter, Pays de Galles). L’auteur y reconstitue l’historiographie des « chasseurs de leys » et des « earth mysteries » ; un sujet particulièrement complexe, au vu du nombre d’intervenants et des conceptions divergentes qui sont les leurs. Adam Stout s’y est cependant attaqué, il s’en explique dès le début de cette remarquable étude, disponible pour la première fois en langue française.

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Psychohistoire du mythe 31 mars 2015

On voit toujours surgir des questions nouvelles sur les interactions respectives qui relient la pensée mythique et la connaissance historique. Analyser le mythe en tant que mentalité accompagnant le parcours de l’humanité et analyser l’histoire en tant que science des faits écoulés, dans la perspective de comprendre sa causalité : tel est un des objets que s’est fixé la psychohistoire, avec pour ambition une lisibilité prédictive du futur.


Accès gratuit au document en cliquant sur l'image.







Nouvel article en ligne 9 janvier 2015

Parmi les structures néolithiques de la riche préhistoire des îles Orcades (Écosse), le site de Taversoe Tuick occupe une place à part.
Situé à l’écart des circuits touristiques, sur l’île de Rousay, ce tumulus, d’aspect modeste au premier abord, possède en effet trois chambres dont la disposition, unique au monde, est pour la première fois présentée en détail et expliquée par Jacques Gossart.

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Devenez membre de Kadath 9 janvier 2015

Pourquoi adhérer à l’association Kadath ?

Fondée en 1973, Kadath est une « association sans but lucratif » (en France : loi du 1er juillet 1901). Son but n’est donc pas de faire du profit, et tous les membres actifs, comité de rédaction et collaborateurs, sont des bénévoles.
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Meilleurs voeux 1er janvier 2015

L’équipe
de Kadath vous présente
ses meilleurs vœux pour 2015
et vous donne rendez-vous dès le mois de janvier,
à la découvert de nouvelles et passionnantes études.




Hans-Rudolf Hitz et l’écriture de Glozel 16 décembre 2014

Parmi tous ceux qui ont tenté de percer le mystère des inscriptions de Glozel, depuis leur découverte en 1924, le Dr Hans-Rudolf Hitz (1932-2013) occupait sans conteste une place prépondérante par la rigueur et la pertinence de ses recherches.


Accès gratuit au document en cliquant sur l'image.









Pierre qui glisse… 14 novembre 2014

Faut-il nécessairement recourir à des techniques sophistiquées pour expliquer les prouesses architecturales des manieurs de grosses pierres du néolithique et de l’Antiquité ? Quoi qu’en pensent, sur la seule base de leur imagination fertile, les adeptes de « civilisations antiques incroyablement plus avancées que la nôtre sur le plan technologique », la réponse est clairement « non » ! Car nos ancêtres étaient au moins aussi ingénieux que nos ingénieurs, les exemples ne manquent pas.

Ainsi cette découverte récente d’une équipe sino-américaine, relative au transport d’une énorme pierre ayant servi à la réfection de la Cité interdite de Beijing (Chine) en 15571. Ces chercheurs ont en effet identifié un texte décrivant comment cette pierre de 120 tonnes avait été transportée sur une distance de 70 kilomètres en seulement 4 semaines. Ce document, le Liang gong ding jian ji2, précise que les architectes avaient fait construire des chemins de glace artificielle, alimentés par des puits creusés à intervalles réguliers, sur lesquels on faisait glisser le traîneau supportant la pierre.

Selon Thomas Stone, chercheur au département de génie mécanique et aérospatial de l’université de Princeton (et au nom prédestiné), « le fait de faire glisser une pierre de 120 tonnes avec un traîneau sur un terrain [non traité] aurait demandé une main-d’œuvre de plus de 1500 personnes. En revanche, sur de la glace […], il aurait fallu 330 hommes. L’ancienne pratique chinoise pour transporter les pierres le long d’une route de glace lubrifiée par de l’eau demandait, elle, moins de 50 ouvriers. » Faut-il le préciser : ce n’est sans doute pas ce procédé que les architectes égyptiens de Khéops choisirent pour transporter les blocs de la Grande Pyramide…

Jacques Gossart


  1. Jiang Li, Haosheng Chen, Stone H. A., « Ice lubrication for moving heavy stones to the Forbidden City in 15th- and 16th-century China », Proceedings of the National Academy of Sciences, 110 (50), 2013.

  2. Liang Gong Ding Jian Ji, He Zhongshi, Beijing, Zhonghua Book Co, 1985.




Naïa : le squelette amérindien qu’on attendait ? 2 novembre 2014

L’origine des premiers habitants des Amériques fait depuis longtemps débat et, aujourd’hui, les nombreuses théories en vigueur sont remises en question par la mise au jour d’un squelette féminin baptisé Naïa. Mais, pour importante que soit cette découverte, on est encore bien loin d’avoir résolu tous les mystères entourant l’origine des premiers Américains. Michel Dethier fait le point sur cette importante question.

Rendez-vous dans la rubrique « Nos publications » en cliquant ici.









Astronomie et rongorongo 2 octobre 2014

Parmi les vingt-six objets restants de l’ancienne écriture de l’île de Pâques, la « Mamari », l’une des plus belles tablettes, fut envoyée en 1871 à monseigneur Florentin Etienne Jaussen, vicaire apostolique de Tahiti. Cette tablette a fait l’objet d’une étude conjointe de linguistes et d’astronomes. Le point avec cet article de Lorena Bettocchi, une des meilleures spécialistes de l’écriture rongorongo.


Accès gratuit au document en cliquant sur l'image.

À découvrir également, du même auteur : « Rongorongo, les écritures de l’île de Pâques »,
Kadath n° 105.
Pour y accéder, cliquez ici.
(Rubrique « Nos publications / La revue imprimée ».)










Vient de paraître : Aux origines de la Chine 25 septembre 2014

Le tome 3 de notre collection « Archéologie mystérieuse & civilisations disparues »

vient de paraître aux Éditions Oxus.

Il est dès à présent disponible en librairie.

Lorsque l’on parle de l’histoire de la Chine, c’est généralement pour évoquer ses grands personnages et ses célèbres monuments : Confucius, le Premier empereur, la Grande Muraille, la Cité interdite, la Longue Marche de Mao Zedong... Mais l’histoire de la Chine est bien plus riche et diversifiée. À l’époque de Confucius, la civilisation chinoise a déjà un long passé.
On trouve, certes, de nombreuses informations sur ces époques lointaines dans les textes antiques et les contes populaires. Mais quelle est la part de réalité historique de ces textes ?
Qu’est-ce qui relève de la fable ou de la fiction littéraire ? Serrer au plus près les récits mythologiques et les textes des historiographes, démêler le vrai du faux, distinguer la réalité de la légende, tels sont les fils conducteurs de ce livre rédigé par Jacques Gossart, membre de notre comité de rédaction. Car, contrairement à l’opinion la plus répandue, beaucoup de faits historiques se cachent dans les replis de la foisonnante mythologie chinoise.

Les ouvrages consacrés aux origines de la Chine font généralement débuter l’histoire de ce pays à la dynastie des Xia, apparue à la fin du IIIe millénaire avant notre ère. Mais en réalité, les Xia sont les héritiers de la préhistoire, le néolithique en particulier, qui a vu naître des sciences et des techniques déterminantes. L’astronomie, la préécriture, la divination, le travail du jade, la métallurgie, etc. se développeront sous les Xia, et s’épanouiront sous la dynastie suivante, celle des Shang. C’est alors qu’apparaîtront au grand jour ces piliers de la civilisation chinoise antique que sont le bronze et l’écriture, inventions ô combien importantes, qui sont analysées dans un chapitre spécifique consacré aux premiers pas de la science chinoise. Et, là encore, l’histoire et le mythe s’entremêlent...

Disponible en librairie - 22 euros.

Dans la même collection :

- Le Génie technologique des anciens.

- Déluges et peuples engloutis




Numéros épuisés en ligne 27 août 2014

Désormais, tous les numéros épuisés de Kadath sont disponibles en ligne dans « Nos publications ».





Planétonymie, le nouveau livre de Louis Cruchet 27 août 2014

Louis Cruchet (docteur ès lettres en anthropologie, fondateur du Centre d'investigation en ethnoastronomie local, en Polynésie) est bien connu de nos lecteurs pour avoir publié deux études dans nos colonnes : la première sur les structures pascuanes « pipi horeko », (Kadath n° 104), la deuxième sur le thème mythologique de l’arbre cosmique (n° 107).
Son nouveau livre tente de répondre à cette question : en dépit des différences de noms affectés aux planètes et à leurs personnifications, existerait-il un ou plusieurs dénominateurs communs à ces différentes appellations ? Et la réponse a de quoi surprendre : tout se passe « comme si » les observateurs astronomiques avaient voulu octroyer aux dieux et aux déesses des attributs reflétant ceux des planètes observées. Certes, la part idéologique de ces attributions planétaires est grande et ce livre cherche à restituer aux noms et personnifications des planètes la part de la « pensée sauvage » si chère à Lévi-Strauss.

Pour ce faire, l’auteur aborde, dans une première partie, une méthodologie et une approche anthropologique de la planétonymie, en exposant une méthode d’analyse permettant d’élaborer un essai sur l’imaginaire planétonymique. Ensuite sont abordées les différentes cultures astronomiques, que Louis Cruchet parcourt au gré de leurs cosmologies, de leurs inventions, des spécificités linguistiques susceptibles d’avoir influencé leurs représentations astronomiques ou astrologiques, de leurs influences respectives et réciproques. La partie suivante de l’ouvrage constitue une véritable analyse des récurrences des qualificatifs et des personnifications des planètes et des luminaires, chaque article traitant de celles-ci, du Soleil à Saturne, en s’appuyant sur les graphismes des récurrences déclinant les noms et les attributs des planètes. Planétonymie est aussi un essai anthropologique d’imaginaire planétonymique. En effet, les résultats obtenus sont d’une grande cohérence et soulignent certains invariants allant en faveur d’une approche anthropologique d’un imaginaire planétonymique.

Planétonymie peut être commandé chez l’éditeur : contact@editions-astronome.com




Anciennes revues en ligne 26 juin 2014

Pour satisfaire les nombreux lecteurs qui déploraient l’impossibilité d’acquérir un certain nombre des premiers numéros et de plusieurs « spéciaux » de Kadath, épuisés de longue date, nous en avons réalisé une version numérique de bonne qualité. Une première série est dès à présent disponible dans « Nos publications ».





Nouvel article en ligne dans « Nos publications » 15 mai 2014

Les Premiers Américains
À la mi-octobre 2013, une conférence internationale s’est tenue à Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Elle réunissait les plus éminents chercheurs en matière d’origine et d’ancienneté des Premiers Américains, vaste sujet qui divise le monde savant depuis la découverte du continent. Alice Gerard a assisté à ce sommet et nous rend compte des communications qui bousculent « Clovis First », le paradigme qui fait loi depuis une soixantaine d’années.

Rendez-vous dans « Nos publications » en cliquant ici.








Nouvel article en ligne dans « Nos publications » 23 avril 2014

Archéologie, topographie et paysage céleste : l’archéoastronomie, du Nil jusqu’à Rapa Nui
L'astronomie est venue s'insinuer dans l'archéologie, mais ces deux disciplines se sont toujours regardées en chiens de faïence. Afin d'éviter que, de part et d'autre, on continue à se contester, Juan Antonio Belmonte et Edmundo Edwards proposent une méthode basée sur des études statistiques, recoupées (ou non) par des traditions. Après avoir montré pourquoi des sites comme Stonehenge ou Göbekli Tepe ne se prêtent (pas encore ?) à ce traitement, ils expliquent comment on peut par contre l'appliquer aux temples égyptiens, aux mégalithes ibériques, aux ahu de Rapa Nui.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.






Nouvelles photos de l’île de Pâques 17 janvier 2014

Bernard Philippe, dont nous avons déjà signalé l’excellent blog consacré à l’île de Pâques (voir « Dernières nouvelles » du 10 janvier 2012), vient de mettre en ligne une impressionnante série de photos, prises lors de son récent séjour à Rapa Nui, en décembre 2013.





Nouveaux articles en ligne 19 novembre 2013

Deux nouveaux articles sont maintenant en ligne dans « Nos publications » :

L’action du vent sur l’eau pendant l’Exode, une étude des mécanismes physiques à l’origine du célèbre partage des eaux.

Newgrange, solstice d’hiver et solstice d’été, une nouvelle théorie sur l’appareillage interne en relation avec le soleil aux solstices.








Parution d’un livre Kadath 19 novembre 2013

COLLECTION KADATH

Parution du tome 2 de la collection Kadath aux éditions Oxus :

« Déluges et peuples engloutis »

La submersion des terres est un des sujets les plus fréquemment traités dans les mythologies. Et parmi les récits les plus connus, on trouve évidemment le Déluge biblique, adaptation tardive de légendes mésopotamiennes qui remontent à la période sumérienne. Toutefois, ce thème du déluge ne se limite pas aux traditions du seul Proche-Orient, et on le retrouve un peu partout dans le monde, depuis les déluges grecs d’Ogygès et de Deucalion, jusqu’aux grandes inondations évoquées dans le Popol-Vuh, le livre sacré des Maya-Quichés, en passant par les déluges chinois de Yao et de Yu le Grand. Quant aux traditions européennes, elles ne sont pas en reste, avec des récits de ville englouties, telle la mythique ville d’Ys.

Et puis bien sûr, qui dit peuples engloutis, pense immanquablement à l’Atlantide. Évoquée pour la première fois par le philosophe grec Platon, l’histoire de la disparition soudaine de la civilisation atlante n’a cessé d’enflammer les imaginations, et des générations de chercheurs ont localisé le continent disparu aux quatre coins du monde, croyant pouvoir identifier des traces de la mythique civilisation en Méditerranée, à Gibraltar ou aux Bahamas, et jusque dans les abysses de l’océan Atlantique.

Mais qu’en est-il de la réalité historique de ces récits qui font intervenir tantôt les flots déchaînés de l’océan, tantôt les eaux d’un ciel vengeur ? Longtemps sceptiques, les scientifiques ont maintenant les preuves que de grandes catastrophes ont périodiquement frappé les premières civilisations au cours des dix derniers millénaires. Géologues, océanographes, astrophysiciens, linguistes et archéologues mettent aujourd’hui leur savoir en commun pour reconstituer, au-delà des mythes et légendes, les épisodes dramatiques de la longue confrontation entre les hommes et les eaux.

Éditions Oxus – 22 euros – 288 pages, illustrations
Disponible en librairie (pas de vente sur le site kadath.be)

Au sommaire :

I. LÉGENDES ET TRADITIONS
•  De Ziusudra à Noé : tous dans le même bateau, Ivan Verheyden
•  Récits du Déluge et de la création
•  Les déluges de l’Amérique précolombienne, Raymond Camby
•  Ys et l’énigme des villes englouties, Edmond Coarer-Kalondan & Philippe Camby
•  Des colonnes d’Hercule aux colonnes du Ciel, Jacques Gossart

II. SCIENCE ET TERRE
•  Rencontre avec un océanographe, Entretien avec André Capart
•  L’Islande comme argument, Pierre Carnac
•  Les bays de Caroline, Jacques Gossart
•  Une autre théorie pour expliquer le Déluge, Jean Faucounau

III. PIERRES ET PEUPLES
•  L’éruption de Théra et l’Atlantide : une hypothèse qui prend l’eau, Ivan Verheyden
•  Malte : une Engloutide se fait connaître, Pierre Carnac
•  Si Bimini nous était conté, Nicole Torchet
•  Bimini émerge encore, Pierre Carnac
•  De Gibraltar à Lanzarote, Jacques Gossart

Dans la même collection : Le Génie technologique des anciens.




Gérard Deuquet en cinq questions 9 novembre 2013

Créateur du concept graphique de Kadath, il a réalisé l’intégralité des couvertures de la revue et, très récemment, les visuels de la page d’accueil du site « Kadath.be ». Il répond à cinq questions. Cliquez ici.




Lancement de l’e-Kadath 25 octobre 2013

Au sommaire pour ce lancement :

Le serpopard des palettes égyptiennes prédynastiques : à la découverte d’un mystérieux animal représenté sur la palette de Narmer.

L’esprit des cavernes : de l’art rupestre au chamanisme, le point sur les religions du paléolithique.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.







Nouveau livre sur l’île de Pâques 2 octobre 2013

François Dederen, dont nous avons déjà signalé le travail remarquable (voir « Actualité » du 10 janvier 2012), vient d'éditer Corpus - Rapa Nui, un livre bilingue français-anglais de 588 pages. Ce livre décrit 453 statuettes de l'île de Pâques, répertoriées dans les musées du monde entier ainsi que dans les collections privées. Toutes les statuettes (kava kava, tangata et pa'a pa'a) ont été entièrement dessinées en noir et blanc à la main (environ 1100 dessins). Cet ouvrage, tiré à 300 exemplaires, a demandé treize années de recherches intensives et de travail d'enquête soutenu.

Ce livre est vendu au prix de 40 € + les frais de port en fonction du pays de destination. Pour commander cet ouvrage exceptionnel, prenez contact avec l’auteur :
François Dederen, clos du Parc 6, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique. Téléphone : 00 32 2 384 82 81.

J.G.




Au sommaire du nouveau numéro de Kadath 6 septembre 2013

Le numéro 107 vient de sortir.

Au sommaire de ce numéro :

- William Corliss (1926-2011), un « grand ancien » fortéen, Bob Rickard
- Les lentilles dans l’Antiquité, Jacques Bury
- L’arbre cosmique en Polynésie et dans le monde, Louis Cruchet
- Göbekli Tepe, le temple-montagne, Jacques Gossart
- Les « avions » antiques : retour sur le dossier, Martin Gregorie & Philip Coppens
- La plus ancienne carte géographique connue ?, Jan Pravda
- … Et du neuf à propos de Glozel, Patrick Ferryn


Pour découvrir le sommaire détaillé de ce numéro de 64 pages, cliquez ici.




Un nouveau livre sur Glozel 25 avril 2013

Vient de paraître aux éditions Le temps présent :

« Glozel, les os de la discorde »

Alice Gerard
(traduit de l'américain par Elisabeth Studd Deline)

Au cours de ces dix-huit dernières années, Alice Gerard a traversé l’Atlantique plus d’une douzaine de fois, ne ménageant pas ses efforts en vue de résoudre le mystère de Glozel (France), un site si controversé qu’on n’a pas hésité à le qualifier d’« affaire Dreyfus de l’archéologie ». Des accusations de fraude, perpétrées par des membres de l’establishment archéologique, ont contribué à façonner l’histoire tourmentée du gisement depuis plus de huit décennies.

Glozel, les os de la discorde décrit les tentatives qu’Alice et son mari ont faites, avec la collaboration d’autres chercheurs, pour percer l’énigme des « tombes », des tablettes couvertes d’inscriptions inconnues, des os gravés de figures animales et des idoles phalliques découvertes sur le site. Dans l’aventure, les Gerard ont gagné et perdu d’excellents amis ; ils ont appris maintes choses sur divers aspects ésotériques du sujet et, finalement, ont développé une théorie susceptible d’expliquer Glozel. Mais l’histoire n’est certes pas terminée et Alice Gerard espère que l’authenticité de Glozel finira par être admise ; une reconnaissance qu’Emile Fradin, celui-là même qui découvrit les premiers objets en 1924 et qui est décédé en 2010 à l’âge de 103 ans, n’a pas eu la chance de vivre.

Alice Gerard est américaine et vit aux Etats-Unis, à Palisades, New York. Elle est diplômée en archéologie (université du Nouveau-Mexique). C’est en 1990 qu’elle a débuté ses travaux sur Glozel, en compagnie de feu son époux, Robert « Sam » Gerard, géologue, océanographe et chercheur au Lamont-Doherty Earth Observatory de l’université de Columbia.

Ce livre est la traduction française revue et actualisée d’un ouvrage paru aux Etats-Unis en 2005, augmentée d’une préface de Robert Liris et d’un addendum livrant les résultats d’une nouvelle analyse par thermoluminescence de deux céramiques de Glozel effectuée fin 2012.
(Cet ouvrage est disponible en librairie.)

Patrick Ferryn




Le nouveau livre de Louis Cruchet 28 mars 2013

Docteur ès lettres en anthropologie (université de Polynésie française), Louis Cruchet est spécialisé en ethnoastronomie de la Polynésie orientale, et il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur ce sujet. Entre autres, il a publié deux études dans Kadath : la première sur les structures pascuanes « pipi horeko », dont l’orientation pourrait être en rapport avec le cycle de l’homme-oiseau (n° 104), la deuxième sur le thème mythologique de l’arbre cosmique (n° 107, à paraître prochainement).

Son nouveau livre, Les dons du ciel des anciens Polynésiens – Archéoastronomie en Polynésie française, vient de paraître aux Editions l’Harmattan.

L'astronomie occupait une grande place chez les Océaniens qui peuplèrent le « triangle » polynésien. Mais en quoi le ciel polynésien était-il un « don » ? Leurs connaissances et leurs croyances astronomiques étaient-elles à l'égal de celles des grandes civilisations ? Sans écriture, ni mathématiques élaborées, comment auraient-ils fait pour nourrir et transmettre ces connaissances ? L'archéoastronomie, l'ethnologie et les études de terrain effectuées en Polynésie répondent à ces questions.

J.G.

278 pages, disponible en librairie




Parution d’un livre Kadath 12 mars 2013

COLLECTION KADATH

Lancement d’une nouvelle collection aux éditions Oxus,
avec ce premier titre :

« Le génie technologique des Anciens »

Cela faisait plusieurs années que l’équipe de Kadath souhaitait réaliser des synthèses thématiques des principaux sujets abordés dans la revue au fil des années. Ce projet est aujourd’hui entré dans sa phase de réalisation, avec la création d’une collection « Archéologie mystérieuse et civilisations disparues », dans le cadre d’une collaboration avec les éditions Oxus. Chaque volume de cette collection reprendra donc, thème par thème, les principaux articles publiés dans la revue, chaque texte étant revu et mis à jour en fonction des plus récentes découvertes.

Le premier tome de la collection, dont la parution coïncide avec le quarantième anniversaire de Kadath, est consacré au « génie technologique des Anciens ». Nous avons tous en tête quelques exemples fameux de ces « mystères de l’archéologie », dont une abondante littérature s’est emparée avec plus ou moins de bonheur depuis un demi-siècle : connaissances mathématiques, astronomiques ou géographiques en avance sur leur temps, instruments et outils anachroniques, techniques sophistiquées dans des domaines tels l’architecture ou la métallurgie… autant de témoignages incontestables d’un savoir et d’un savoir-faire parfaitement maîtrisés dès la plus haute antiquité.

Etrangères à leur contexte historique, bien souvent uniques en leur genre, ces véritables « pièces à conviction » ne nous permettent certes pas, à elles seules, de connaître précisément ceux qui les ont conçues. Elles ne sont rien d’autre que des pièces de puzzle. De simples pièces, mais essentielles dans notre recherche des civilisations disparues.

268 pages, illustrations
Disponible en librairie à partir du 20 mars 2013

Au sommaire :

I. SCIENCES APPLIQUÉES TOUS AZIMUTS
•  « Objets du culte » à Bagdad, Patrick Ferryn
•  La seconde vue en point de mire, Jacques Bury
•  Construire les pyramides : une méthode en béton, Jacques Gossart
•  Le dodécaèdre : mesureur d’angle ?, Pierre Méreaux
•  Les boules gravées d’Écosse : stéréométrie néolithique ?, Pierre V. Grosjean
•  Bayan-Khara Uula : le chien qui se mord la queue, Gordon Creighton

II. LES SECRETS DES PREMIERS MÉTALLURGISTES
•  Aux origines de la métallurgie, Jacques Gossart
•  Le pilier « inoxydable » de Delhi, Ivan Verheyden & Jacques Scornaux
•  Les boucles du général Zhou Chu, Jacques Gossart

III. MATHÉMATICIENS, GÉOGRAPHES ET ASTRONOMES
•  L’os d’Ishango, à l’origine des mathématiques, Dirk Huylebrouck
•  La mécanique d’Anticythère tourne rond, Michel Dethier
•  Les cartes du monde de Pirî Ré’is et d’Oronce Fine : un anachronisme ?, Ivan Verheyden

IV. MACHINES VOLANTES ET FANTAISIES
•  « Paléoaéronautique » : mythes et réalités, Patrick Ferryn
•  De bogota à Saqqarah, Philip Coppens, Martin Gregorie




Médiathèque 30 août 2012

Cela manquait sur notre site, et plusieurs lecteurs nous en avaient d’ailleurs déjà fait la remarque. Nous comblons aujourd’hui cette lacune, avec l’inauguration de notre Médiathèque.
Cette nouvelle rubrique est avant tout un outil pratique, mis à la disposition des visiteurs de “kadath.be”. On y trouvera essentiellement des photos de sites archéologiques bien sûr, prises par des membres de notre équipe à l’occasion de voyages d’étude, mais aussi des artefacts, des plans, des vidéos ou encore des maquettes, qui viendront l’enrichir progressivement.

Pour accéder à la médiathèque, cliquez ici.




Kohau rongorongo 10 janvier 2012

A l’attention de nos lecteurs intéressés par l’île de Pâques, et plus particulièrement peut-être par l’écriture rongorongo (dont il a été question dans notre numéro spécial 105), signalons le blog de près de 600 pages de Bernard Philippe, entièrement dédié à Rapa Nui et à son actualité. Elles accueillent également régulièrement les chroniques, les informations et les billets d’un autre de nos compatriotes amoureux de l’île la plus isolée du monde, François Dederen (dit “Te Pito”), dont rien n’échappe à l’œil de lynx depuis plus de quatre décennies. Infatigable collectionneur et collecteur de la grande et la petite histoire de l’île de Pâques, François Dederen est aussi devenu un graveur émérite de rongorongo, reproduisant à l’identique, avec une méticulosité qui force l’admiration et de la plus fidèle manière (à l’ancienne, s’il vous plaît, c’est-à-dire à l’aide d’une dent de requin emmanchée !) une dizaine de tablettes et autres objets bien connus ornés des énigmatiques hiéroglyphes.

Dans la vidéo et les pages proposées par le blog, François Dederen livre aussi ses commentaires et explique pourquoi il pense que l’origine du rongorongo est étrangère à Rapa Nui et doit se rechercher plus à l’ouest.
Pour accéder au blog de Bernard Philippe, cliquez ici.

PATRICK FERRYN


François Dederen (Photo Bernard Philippe – avec l’aimable autorisation de F. Dederen).



Le mécanisme d’Anticythère en Belgique 18 juin 2011

La SAL, Société astronomique de Liège (Belgique), nous informe que, du 16 septembre au 15 décembre 2011, se tiendra, à l'Embarcadère du Savoir, 22 quai Van Beneden à Liège (ancien Institut de zoologie), une exposition intitulée “Les horlogers du Ciel”. Cette exposition sera inaugurée le 16 septembre par une conférence donnée par le professeur Efthymios Nicolaïdis, physicien et historien des sciences, et portera sur le fameux mécanisme d'Anticythère. Pour rappel, cet “engin”, datant du premier siècle avant notre ère et découvert en 1900 dans une épave ayant sombré vers 87 avant J.-C. au large de l'île d'Anticythère, est une calculatrice permettant de calculer des positions astronomiques, fondée sur les cycles de progression de l'arithmétique babylonienne.

La conférence aura lieu à 20 h, mais l'auditorium reste à déterminer. Des visites guidées de l'exposition sont prévues. Un article sur ce remarquable mécanisme est prévu dans le prochain numéro (n° 106) de Kadath. Pour tout complément d'information, s'adresser à la Société astronomique de Liège (site Internet).

MICHEL DETHIER



Le fragment principal du mécanisme d’Anticythère (© Wikimedia Commons).



La chambre cachée de Khéops 10 juin 2011

A l’époque – nous étions en 1993 –, l’affaire avait fait quelque bruit, et pas seulement parmi les spécialistes de la pyramide de Khéops. Un ingénieur allemand, Rudolf Gantenbrink, avait entrepris d’explorer le conduit dit “d’aération” qui s’ouvre dans la paroi sud de la chambre de la Reine. A l’époque, on ne savait rien de cet étroit conduit (22 x 22 cm), les sondages effectués n’ayant pu dépasser les 9 mètres. Pour son exploration, Gantenbrink avait conçu un petit robot muni d’une caméra, qu’il avait baptisé Upuaut, en référence au dieu Oupouaout, “celui qui ouvre les chemins”. Après quelque 63 mètres d’une progression difficile, le robot avait buté sur une dalle en calcaire fin de Tourah, que l’on supposait être une porte. Deux pièces en métal – sans doute du cuivre –, y étaient fixées, celle de gauche étant cassée.

Qu’y avait-il derrière cette porte ? Les spéculations allèrent bon train, couvrant tout le spectre des possibilités, depuis le “rien du tout” laconique du directeur de l’Institut allemand d’archéologie du Caire, jusqu’à la chambre secrète évidemment bourrée de trésors... Une première réponse fut apportée en 2002, lorsqu’un nouveau robot réussit à introduire une mini-caméra derrière la porte, découvrant une petite chambre fermée par une autre dalle.

Et voici qu’une nouvelle exploration nous permet aujourd’hui d’en savoir davantage sur cette mystérieuse cavité. Un engin plus perfectionné, baptisé Djedi, a en effet réussi à introduire une caméra flexible dans le réduit, révélant l’arrière de la porte, tout aussi polie que la face avant. On y voit que les pièces de métal traversent la dalle de part en part et que, côté intérieur, elles se terminent par une sorte de nœud que l’on suppose, faute de mieux, être ornemental. Ensuite, contrairement à la porte, la dalle du fond est d’une finition assez grossière, et l’on suppose qu’il s’agit d’un simple bloc constituant la masse de la pyramide. Dans cette hypothèse, il n’y aurait donc plus rien à découvrir derrière cette pierre. Et enfin, il y a ces hiéroglyphes peints en rouge, sur le sol de la chambre. On suppose qu’il s’agit de marques de carrier, par analogie avec les marques découvertes dans les chambres de décharge de la chambre du Roi. Cela semble d’autant plus vraisemblable qu’une marque à l’encre rouge a été repérée dans le couloir même, sur un décrochage vertical de la paroi.

L’énigme du conduit d’aération est-elle à présent résolue ? Non, évidemment. Car on ne sait toujours pas à quoi sert cette mini-chambre. La seule chose que l’on puisse dire, c’est qu’elle fait partie d’un ensemble au même titre que les conduits eux-mêmes, et que ceux-ci sont orientés astronomiquement. (Pour une information détaillée, voir le numéro 94 de Kadath, pages 23 à 35.)

Ensuite, et quoique cela puisse paraître un détail, la présence des pièces métalliques sur la porte est intrigante pour au moins deux raisons. D’abord, aucune explication n’a pu être donnée quant à leur fonction. L’hypothèse qu’il pourrait s’agir de poignées a été évoquée mais elle n’a guère été retenue. Ensuite, elles constituent les seuls éléments métalliques intégrés dans la pyramide. Détail certes, mais détail troublant.

Et enfin, la pierre du fond de la cavité marque-t-elle vraiment la fin du voyage ? Et s’il y avait malgré tout une autre chambre derrière ? Avant de refermer le dossier, il conviendra de s’en préoccuper...

JACQUES GOSSART


 

     
La porte ornée de deux pièces métalliques
(© Rudolf Gantenbrink).


 
© New Scientist



Une nouvelle piste pour l’Atlantide 27 mai 2011

Il n’y a pas si longtemps – quelques décennies tout au plus –, les chercheurs d’Atlantide se recrutaient exclusivement parmi les amateurs ; “amateur” étant généralement entendu, par les gens sérieux, dans le sens péjoratif d’incompétent, de peu crédible, de doux rêveur. Les vrais scientifiques, les professionnels du savoir, ne perdaient pas leur temps à rechercher cette improbable île sortie tout droit de l’imagination féconde de Platon. Il n’en est plus de même aujourd’hui avec l’arrivée, sur le terrain de l’atlantologie et aux côtés d’amateurs finalement pas si infréquentables, d’une nouvelle race de scientifiques, enfin débarrassés de tout préjugé, qui considèrent l’Atlantide pour ce qu’elle est : une hypothèse digne d’attention et donc de recherches. Déjà dans les années 1970 et 80, l’archéologue Spiridon Marinatos et l’océanographe Jacques-Yves Cousteau avaient donné le ton en identifiant l’île atlante à l’archipel de Santorin et à la Crète. En 2001, le préhistorien Jacques Collina-Girard avait développé l’hypothèse Spartel, un modeste archipel – aujourd’hui submergé – situé au milieu du détroit de Gibraltar. De nombreux autres chercheurs se sont depuis lors lancés dans l’aventure de la localisation, baladant le continent disparu aux quatre coins du monde, depuis le Groenland jusqu’à l’Île-de-France, en passant par les Antilles, la Sardaigne et la mer Noire.

Très récemment, Richard Freund, archéologue et directeur du Greenberg Center for Judaic Studies (université d’Hartford, Etats-Unis), a attiré l’attention des médias en annonçant avoir identifié l’Atlantide à la région de Cadix, dans le sud de l’Espagne. Pour ce faire, l’équipe du professeur Freund a eu recours aux techniques les plus modernes, entre autres les désormais incontournables photos par satellite, mais aussi un radar capable d’explorer le sous-sol et la tomographie de la résistivité électrique du terrain. Elle a ainsi pu localiser une structure composée de plusieurs cercles concentriques, qui pourrait être la fameuse cité royale aux enceintes circulaires décrite par Platon. De plus, Cadix n’est qu’à une centaine de kilomètres du détroit de Gibraltar, ces fameuses “colonnes d’Hercule” en face desquelles, selon Platon, se situait l’île atlante.
Aux dires de Richard Freund, l’Atlantide-Cadix aurait été submergée par un tsunami et les survivants se seraient enfuis à l’intérieur des terres, où Freund aurait retrouvé leurs traces sous forme de monuments.

Ces travaux ont déjà fait l’objet de plusieurs communications, entre autres dans le Hartford Magazine et sous forme d’interviews. Mais, même si ces résultats présentent un réel intérêt, ils ne constituent qu’une toute première étape, et de nombreuses questions restent en suspens. Car si un tsunami – dont l’existence doit encore être prouvée – a réellement submergé une grande cité de plan circulaire située à proximité des colonnes d’Hercule, la datation de cet événement devra correspondre à celle attribuée à la catastrophe par Platon, à savoir “il y a neuf mille ans”.
A suivre donc, et avec intérêt...

JACQUES GOSSART


Les enceintes concentriques de la “cité royale” décrite par Platon.



Du nouveau sur l’Atlantide 12 avril 2011

L’Atlantide – Dernières découvertes, nouvelles hypothèses. C’est le titre du dernier livre de Jacques Gossart – membre du comité de rédaction de Kadath – qui vient de paraître aux éditions Dervy.

Le nom « Atlantide » apparaît pour la première fois voici 2500 ans, dans l’œuvre du philosophe grec Platon. Depuis lors, l’histoire de la brillante civilisation atlante, disparue tragiquement aux alentours du dixième millénaire avant notre ère, n’a cessé d’enflammer les imaginations. Fiction politique pour les uns, réalité historique pour les autres, l’Atlantide est sans doute l’énigme historique la plus célèbre de tous les temps. Et malgré les quelque 200.000 ouvrages écrits sur le sujet, la question de l’historicité de cette terre disparue reste ouverte.

Toutefois, grâce à l’évolution des connaissances, la situation s’est modifiée au cours des dernières décennies, et l’Atlantide a peu à peu quitté le domaine des idées romanesques pour celui des hypothèses dûment étayées. Aujourd’hui, de nombreuses disciplines scientifiques permettent aux chercheurs d’améliorer leurs connaissances en atlantologie : imagerie par satellite, archéologie sous-marine, vulcanologie, biologie, anthropologie, mythologie, linguistique, etc.

Mais la richesse même de cette approche pluridisciplinaire génère d’énormes quantités de données, à propos desquelles un travail d’examen critique et de synthèse s’imposait. C’est ce travail que l’auteur a tenté de réaliser dans ce livre, afin de pouvoir répondre à cette simple question : que connaît-on réellement aujourd’hui de l’Atlantide ?

Jacques Gossart, L'Atlantide.
Editions Dervy, Paris, 2011.
177 pages, 7 euros.




Les couvertures de Kadath : histoire d’une aventure artistique 30 décembre 2010

Mars 1973 : parution du premier numéro de Kadath. Pour la première fois, la couverture de la revue apparaît dans les rayons des librairies. Comme les autres éléments de la maquette – dont le lettrage des titres – cette couverture est l’œuvre de Gérard Deuquet, jeune peintre belge attiré par le réalisme fantastique en archéologie. Chaque numéro sera ainsi illustré d’un dessin original de Gérard, en rapport avec le thème principal traité dans le numéro.

Pour découvrir l’histoire de cette véritable aventure artistique, cliquez ici.




Voyage avec Kadath 4 juin 2010

Voyage thématique avec Jacques Gossart, secrétaire général de Kadath :

Mort et renaissance : de la culture pharaonique à nos jours
Un circuit en Egypte pour une autre vision des sites majeurs tels Saqqarah et Karnak, mais aussi Alexandrie et Abydos.
Du 23 au 31 octobre. Pour renseignements et réservations, rendez-vous sur www.agence-voyage-lausanne.com.

Pour consulter le programme détaillé, cliquez ici.


Le temple d'Hatchepsout à Louxor (© Jacques Gossart)



Ils nous ont quittés 3 juin 2010

Ces derniers mois auront vu la disparition de deux membres importants de Kadath : Jean-Claude Berck et Jean Faucounau.

Jean-Claude Berck est décédé le 2 mai. Il faisait partie de ce petit groupe de passionnés un peu fous qui, en 1973, avaient décidé de fonder Kadath, pour déblayer de ses scories le terrain si mal connu des civilisations disparues. Erudit et grand voyageur devant l'Eternel, Jean-Claude avait abordé avec un égal bonheur des sujets aussi divers que les chronologies de l'Egypte antique, les personnages de Khéops et d'Akhénaton, l'histoire de l'archipel indonésien ou encore les premiers temps de la civilisation thaïlandaise. Il a traversé la vie calmement et s'est éteint dans son sommeil. Toujours impliqué dans notre équipe, il s'était mis en retrait de l'écriture pour se consacrer pleinement à sa passion pour l'art. Et quelle passion ! Pour être sûr de s'imprégner à fond du cœur d'une cité emblématique, il lui arrivait d'y retourner trois années de suite, l'explorant quartier par quartier. Ce fil s'est brutalement rompu tandis qu'il préparait méticuleusement son prochain voyage à Tolède, en prélude à une exploration exhaustive de Salamanque puis des merveilleuses villes andalouses. Ce sera pour une autre vie, Jean-Claude, et nous avons de la peine pour toi.

Jean-Claude Berck


Le premier article que nous proposa Jean Faucounau remonte à 1988 (n° 67 de Kadath) : il y exposait une nouvelle hypothèse sur l'écriture à l'Age du renne. Mathématicien de formation, il avait la passion de la linguistique, et s’intéressait particulièrement au déchiffrement du disque de Phaistos et aux Peuples de la mer. Doté d'une érudition rare, il s'intégra définitivement dans notre équipe en 1996 et chaque article qui suivit approfondissait un peu plus sa “théorie proto-ionienne”, basée sur l'existence, vers 1800 avant notre ère, d'un peuple “proto-ionien”, au sud des Cyclades. De 2400 environ à 1750, date de leur disparition, ces intrépides navigateurs effectuèrent des voyages jusqu'en Egypte via la Crète, avec retour par la côte syro-libanaise, le sud de l'Anatolie et Rhodes. Ils avaient sans doute constitué des archives, dont seul le disque de Phaistos est jusqu'à présent parvenu jusqu'à nous. Mais il semble bien qu'Hérodote en ait connu davantage. A force d'échanges épistolaires pressants, Jean Faucounau finit par franchir le pas et publia coup sur coup quatre livres chez L'Harmattan : Le déchiffrement du disque de Phaistos (2001), Les proto-Ioniens, histoire d'un peuple oublié (2003), Les Peuples de la mer et leur histoire (2004) et Les origines grecques de l'Age du bronze (2005). Parallèlement, c'est dans nos colonnes que, à la moindre occasion, il approfondissait encore sa théorie à chaque fois qu'une nouvelle découverte permettait de l'étoffer encore, et ce jusqu'à son dernier souffle, le 26 mars dernier. Par sa détermination, Jean Faucounau avait largement ouvert nombre de fenêtres et démantelé moult idées archéologiques qui sentaient le moisi. Merci, monsieur le professeur, d'avoir fait de nous vos complices.




Le “menhir” de Matadi 1er juin 2010

Une fois n’est pas coutume, nous lançons un appel à nos lecteurs ; et peut-être plus particulièrement aux aînés dont les parents ou grands-parents auraient été colons belges au Congo, pour tenter de retrouver quelque information à propos du monument figurant sur cette carte postale extraite d’un album de famille.
Ce “souvenir du Congo” avait été adressé à des proches restés au pays, en octobre 1902, à l’occasion des fêtes de fin d’année, et montre, comme le précise la légende, “Le menhir des environs de Matadi”, le long du fleuve Congo (qu’on devine à l’arrière-plan).
En l’occurrence, son aspect n’évoque guère un menhir tel qu’on a coutume de le concevoir dans nos régions d’Europe, cette appellation désignant plus volontiers une pierre dressée, fichée en terre.
Il présente davantage de similitude avec certains dolmens scandinaves et aussi avec les “rochers perchés” (perched rocks) qu’on trouve par exemple en abondance en Nouvelle-Angleterre et ailleurs (voir Kadath n° 42).
S’agit-il d’un véritable monument mégalithique ancien, érigé par une culture qui occupa les rives du grand fleuve, d’un lusus naturae (une fantaisie de la nature due à l’érosion et peut-être par la suite aménagée en lieu de culte) ou tout bonnement d’un rocher singulier qui a frappé l’imagination d’un colon ? Toute information complémentaire sera la bienvenue.


Kadath




D’où sont venus les premiers Américains ? 19 avril 2010

Cette question taraude depuis longtemps les scientifiques et a déjà fait l’objet d’innombrables débats. Kadath s’en est fait l’écho à maintes reprises (dans les n° 54, 75, 80, 91 et 99 entre autres) et nous nous apprêtons à remettre le sujet sur le tapis. En effet, les découvertes se succèdent et viennent parfois quelque peu ébranler les théories anciennes, comme celle de la Béringie de Hrdlicka, en 1907. Cette hypothèse faisait venir les Amérindiens d’Asie, il y a 10 à 12.000 ans, au moment de la dernière glaciation. Ils seraient passés par une bande de terre émergée entre la Sibérie et l’Alaska, se glissant entre deux glaciers à la poursuite des mammouths. Depuis, il y a eu l’Homme de Kennewick, l’éventuelle origine solutréenne des pointes paléo-indiennes et bien d’autres découvertes déroutantes.

Il faut en effet reconnaître qu’il reste bien des points d’interrogation dans l’histoire du peuplement des Amériques. D’une part, il y a la découverte de sites archéologiques nettement plus anciens que ceux prévus par la théorie de la Béringie, comme par exemple celui de Monte Verde, au Chili. D’autre part, la traversée pédestre du détroit de Bering entre deux énormes glaciers par des chasseurs asiatiques n’aurait sans doute pas été une partie de plaisir.

Ces problèmes ont été encore récemment soulevés par deux chercheurs américains, D. O’Rourke et J. Raff. S’ils admettent toujours une origine asiatique pour les Amérindiens, ils reportent les premières migrations à plus de 25.000 ans (et non plus 13.000 ans comme le soutenaient la plupart de leurs prédécesseurs) et pensent qu’elles ont dû se faire non pas par terre, mais par mer. A bord d’embarcations en peau comparables à celles des actuels Inuits, les premiers Américains auraient longé d’abord la côte nord de la Sibérie, puis celle de l’Alaska et rejoint ensuite, par les îles arctiques du Canada, les parties plus orientales et méridionales des Amériques. Si les sites “Clovis” sont plus nombreux dans l’est des USA que dans l’ouest, il ne faut pas non plus oublier que Monte Verde se trouve au bord du Pacifique et qu’à l’époque, le canal de Panama n’existait pas...

Ce n’est cependant pas la première fois que la date de l’arrivée de l’homme en Amérique est reportée de plusieurs milliers d’années en arrière, ni que la voie maritime est évoquée (d’autres chercheurs proposant une route le long de la côte de l’océan Pacifique). Mais ce n’est qu’en 2004 que des chercheurs russes ont découvert un site vieux de 30.000 ans dans l’extrême nord-est de la Sibérie, près de l’océan Arctique, le plus proche à ce jour de la Béringie...
Enfin, il ne faut pas perdre complètement de vue les possibilités de peuplements fortuits et ponctuels en provenance d’autres régions du globe (Mélanésie, Afrique, Asie du Sud-Est, Europe ?), mais dont il ne resterait plus guère de traces indubitables et interprétables.

MICHEL DETHIER

 

Biface, culture Clovis (© Wikimedia Commons)




Voyage avec Kadath 9 mars 2010

Voyage thématique avec Jacques Gossart, secrétaire général de Kadath :

A la recherche de l’Atlantide
Croisière conférence sur les traces de l’Atlantide, de Venise à Santorin, une des localisations proposées pour la civilisation disparue.
Du 3 au 11 avril. Pour renseignements et réservations, rendez-vous sur www.aoravoyages.fr


(© Alexis Geghre)



L’apocalypse de 2012 : l’avis d’un américaniste 22 février 2010

Les lecteurs de Kadath connaissent bien Antoon Vollemaere. Cet américaniste, diplômé de la Sorbonne en paléographie maya, est membre de notre comité d’honneur depuis 1975. Dans une interview parue dans le numéro de février du magazine Agenda plus, il s’exprime à propos de son dernier livre, Apocalypse maya 2012*, mais aussi sur sa vie et sa passion pour la civilisation maya. Après avoir évoqué sa jeunesse, la maladie qui a failli l’emporter à l’âge de dix-neuf ans et ses études auprès du professeur Jacques Soustelle, Antoon Vollemaere développe le thème central de son livre, à savoir une erreur de 520 ans entre le calendrier maya et l’ancien calendrier julien. S’appuyant sur des données mathématiques et astronomiques, A. Vollemaere dénonce les erreurs de corrélation entre les deux calendriers, un thème qu’il avait déjà longuement abordé dans Kadath en 1975 (« Vers une révision de la corrélation maya », n° 15). Et Vollemaere de conclure : “On dit que le calendrier maya commence le 4 Ahau 8 Cumhu. C’est faux, c’est une seconde base de calcul qui donne une erreur de 520 ans. […] De même que les Mayas n’ont jamais prédit d’apocalypse ! Ces histoires ont été inventées par des scientifiques américains et danois pour provoquer la peur et ainsi faire du business […].”
Pour lire cette interview : www.agendaplus.be
* Apocalypse maya 2012 – Foutaise ou science ? Louise Courteau Editrice.



Ils nous ont quittés 19 février 2010

Cet hiver 2009-2010 aura vu la disparition de deux grands amis de Kadath. Le premier est Rémy Chauvin, décédé le 8 décembre 2009 à l’âge de 96 ans. Biologiste et entomologiste, professeur émérite à la Sorbonne, docteur ès sciences, le professeur Chauvin se passionnait pour les énigmes de la vie et des sciences, abordant avec une totale liberté d’esprit le paranormal, l’ufologie ou encore les civilisations disparues. Il avait soutenu notre action et nos travaux depuis de longues années et avait accepté de faire partie de notre comité d’honneur dès 1990.

Rémy Chauvin (© Le Bibliothécaire)


Le deuxième est Emile Fradin, disparu le 10 février 2010, à l’âge de 104 ans. Découvreur en 1924 de l’extraordinaire site archéologique de Glozel (Allier, France), ce modeste paysan avait consacré sa vie à défendre l’authenticité du site, bataillant sans relâche contre tous ceux qui l’accusaient d’avoir fabriqué les milliers d’objets composant la collection de Glozel. Nous connaissions Emile Fradin depuis 1974, et avions consacré la même année un premier numéro spécial à ce site extraordinaire. Dans le numéro 104 de Kadath, (paru courant 2008, donc avant qu'il ne nous quitte), Patrick Ferryn a évoqué longuement les liens d’amitié qui se sont tissés au fil des ans avec cet homme remarquable que fut Emile Fradin.
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