Dernières nouvelles

Écrire avec des cordelettes torsadées, la fonction scripturale des quipus andins

11 juin 2026

 C’est en 2015 que Sabine Hyland, anthropologue reconnue à l’international pour ses travaux sur les quipus andins, a eu l’occasion d’étudier deux quipus préservés par les autorités locales d'un village péruvien. Selon les villageois, ces quipus sacrés relatent des épisodes de guerre sous forme de lettres. L'analyse montre que ces documents comportent 95 symboles distincts, un nombre qui les rapproche des systèmes d'écriture logosyllabiques. Une telle complexité suppose l'existence d'un système d'écriture, probablement logosyllabique, remettant en question l’hypothèse classique selon laquelle les quipus seraient de simples aide-mémoire servant uniquement à noter des chiffres.


It was in 2015 that Sabine Hyland, an anthropologist internationally recognized for her work on the Andean khipus, had the opportunity to study two khipus preserved by the local authorities of a Peruvian village. According to the villagers, these sacred khipus recount episodes of war in the form of letters. The analysis shows that these documents contain 95 distinct symbols, a number that brings them closer to logosyllabic writing systems. Such complexity presupposes the existence of a writing system, probably logosyllabic, challenging the classic hypothesis according to which khipus are simple memory aids used only to note numbers.

Sabine Hyland, Écrire avec des cordelettes torsadées, la fonction scripturale des quipus andins.
19 pages, 5 illustrations.

Mots-clés : ayllu /  cayte / Collata / écriture logosyllabique / inca / quechua / quipu.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.

Le chamanisme, vogue ou renouveau ?

15 janvier 2026

 On assiste à un renouveau du chamanisme. Pourquoi remettre en vogue une pratique issue du fonds des âges ? Qui est cet intrigant personnage ? En quête de contacts privilégiés avec la nature, mais également les mondes invisibles, il œuvre lors d’une mise en scène magistrale. Maître du vol magique, il vole, grâce aux lancinants battements de son tambour, de l’inframonde aux cieux gelés. Un esprit puissant est devenu son guide et l’a initié à une réalité marginale. Il entre en transe pour ravir les âmes égarées ou prosaïquement pour soigner un corps en souffrance. Bref, voici un être hors du commun qui a traversé les millénaires, que l’art des cavernes met à nu et qui suscite toujours l’engouement.


We are witnessing a revival of shamanism. Why bring back a practice from the depths of ancient times? Who is this intriguing figure? In search of privileged connections with nature, but also with the invisible worlds, he works during a masterful performance. A master of magical flight, he soars, thanks to the rhythmic beats of his drum, from the underworld to the frozen skies. A powerful spirit has become his guide and initiated him into a marginal reality. He enters trance to captivate lost souls or, more prosaically, to heal a suffering body. In short, here is an extraordinary being who has traversed millennia, laid bare by cave art, and who continues to spark fascination.

Myriam Philibert, Le chamanisme, vogue ou renouveau ?
23 pages, 16 illustrations.

Mots-clés : chaman / vol magique / esprits guides / tambour / Harappa / art des cavernes

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.

La Grande Déesse de l’Indus 

8 décembre 2025

 Cet article traite d’un point particulier de l’histoire de la civilisation de l’Indus, à savoir sa religion. La civilisation de l’Indus (ou «harappéenne »), se développe dans le bassin du fleuve Indus. Elle s’épanouit pleinement vers 2600 avant l’ère commune et amorce son déclin au début du deuxième millénaire avant l’ère commune. Alors que les autres cultures du sous-continent indien peuvent être comparées à celles de l’Occident mégalithique, la civilisation de l’Indus présente toutes les caractéristiques d’une société hautement développée : urbanisation raffinée, activités commerciales à caractère international, arts d’une remarquable finesse, usage d’une écriture non encore déchiffrée. Pour ce qui est de sa religion, et quoique nos connaissances en la matière restent fragmentaires, on peut avancer que ses principaux éléments sont à la base de ce qui deviendra la religion hindoue.
C’est donc à la découverte de cette religion de l’Indus qu’est consacré le présent article. Outre une description des principales théories généralement avancées, y est abordée, sous un jour tout à fait nouveau, la question d’un culte de la Grande Déesse. In fine, cet essai conduira le lecteur à reconsidérer ce que fut réellement la spiritualité au temps des Harappéens.


This article deals with a particular point in the history of the Indus civilization, namely its religion. The civilization of the Indus (or “harappean”), develops in the basin of the river Indus. It fully flourished around 2600 BC and began its decline at the beginning of the second millennium BC. While the other cultures of the Indian subcontinent can be compared to those of the megalithic West, the civilization of the Indus presents all the characteristics of a highly developed society: refined urbanization, commercial activities with an international character, arts of remarkable finesse, use of a handwriting not yet decoded. As for its religion, and although our knowledge in this field remains fragmentary, we can argue that its main elements are the basis of what will become the Hindu religion.
It is therefore to the discovery of this religion of the Indus that this article is devoted. Besides a description of the main theories generally put forward, it deals with the question of a cult of the Great Goddess in a completely new light.
In fine, this essay will lead the reader to reconsider what was really spirituality at the time of the Harappan.

Jacques Gossart, La Grande Déesse de l’Indus. Essai de reconstitution de la religion harappéenne.
88 pages, 32 illustrations.

Mots-clés : apsara / Ārya / danseuse / Grande Déesse / Harappa / Indus / jaïnisme / Kālī / śakti / Shiva / Śiva / Veda

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.

Mythes des peuples sans écriture 

1er septembre 2025

 Intrigante question que celle des mythes premiers, des mythes qui ont traversé les âges, véhiculés par la tradition orale. À quelle époque espère-t-on faire remonter leur naissance ou leur émergence ? À l’homo sapiens ? Des concepts forts tels que la vie et la mort, l’homme et la femme, sont à l’origine de premiers questionnements. Matricielle, la caverne s’inscrit comme le lieu où l’on naît, vit et meurt. Que dire du peuple Animal dont la variété et la fougue sont source d’envoûtements ? Même sans aile, le cheval passe entre les mondes, alors que le mammouth s’impose comme pilier de la terre qu’il a sorti du chaos. Ils semblent tous émerger du «temps du rêve », issus d’un Autre monde, tout comme l’oiseau voleur du feu ou la femme surnaturelle. Ces esprits qui peuplent la nature finissent par acquérir le statut de divinités quand l’homme se sédentarise. C’est alors qu’il ressent la poignante nostalgie du Paradis où il vivait à l’origine.


This is an intreguing topic, that of early primitive myths that have travelled through ages, carried by oral communication. At what period shall be expect to bring up their beginnings or their coming out ? The homo sapiens period? Concepts as strong as life and death, man and woman, have been at the origin of early interrogations. As a womb of manking, the cave stands at the place when one is born, lives and dies. What about the Animal people whose divesity and energy have birth to bewitchments. Even deprived of wrings, the horse is omnipresent through successive worlds, the mammouth assures itself as a pillar of the earth which it has drawned out of chaos. They all seen to emerge from Dream time, produced by Another world, like the bird that stole the fire or the myth of supernatural woman. Those spirits omnipresents in nature end in turning into admitted deities of life. It is the time when he experiences the painful nostalgia of the Paradise where he had lived at the beginning.

Myriam Philibert, Mythes des peuples sans écriture.
22 pages, 12 illustrations.

Mots-clés : mythes / caverne / homo sapiens / peuple Animal / rites

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.

Salomon et la reine de Saba 

1er août 2025

 Prenant le relais des travaux jadis présentés par Immanuel Velikovsky dans son livre Ages in Chaos (Le Désordre des siècles pour la version française), Damien F. Mackey propose ici de nouveaux éléments en faveur de l’hypothèse selon laquelle Hatchepsout, la pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, était en fait la reine de Saba biblique. L’argument principal avancé est la présence de Salomon lui-même, dans les inscriptions égyptiennes, sous l’identité de Sénènmout, l’éminence grise d’Hatchepsout.

Taking up the work formerly presented by Immanuel Velikovsky in his book Ages in Chaos, Damien F. Mackey proposes here new elements in favor of the hypothesis according to which Hatshepsut, the pharaoh of the 18th Egyptian dynasty, was actually the biblical queen of Saba. The main argument put forward is the presence of Solomon himself, in Egyptian inscriptions, under the identity of Senenmut, the grey eminence of Hatshepsut.

Damien F. Mackey, Salomon et la reine de Saba, traduit de l’anglais par Stéphane Normand.
37 pages, 6 illustrations.

Mots-clés : Deir el-Bahari / Hatchepsout / Pount / reine de Saba / Salomon / Sénènmout / Solon / Velikovsky

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Le site de Hartashen, un espace sacré  ?

15 mai 2025

 L’avenue mégalithique de Hartashen se trouve en Arménie. Ce site mystérieux est composé de grands monolithes de pierre qui sont méticuleusement alignés à travers le paysage en épousant le bord de la rivière Khish-Khish. Hartashen est situé dans la région de Shirak, à 33 km de Gyumri, deuxième grande ville d’Arménie après la capitale Erevan. Il présente une série de trois rangées de mégalithes s’étendant sur environ 600 m, chacune composée de plus de 200 mégalithes. Serait-il un chemin cérémoniel, un ancien observatoire, ou quelque chose de tout à fait différent ? Ce n’est que récemment que le site a fait l’objet d’études scientifiques, et la véritable fonction de Hartashen reste enveloppée de mystère. Les mythes cosmogoniques pourraient donner la clé de ces questions.



The megalithic avenue of Hartashen is located in Armenia. This mysterious site is composed of large stone monoliths that are meticulously aligned across the landscape by marrying the edge of the Khish-Khish river. Hartashen is located in the region of Shirak, 33 km from Gyumri, the second largest city in Armenia after the capital Yerevan. It presents a series of three rows of megaliths extending for about 600 m, each consisting of more than 200 megaliths. Would it be a ceremonial path, an ancient observatory, or something quite different? The site has only recently been the subject of scientific study, and the true function of Hartashen remains shrouded in mystery. Cosmogonic myths could give the key to these questions.

Lousine Terteryan : Le site de Hartashen, un espace sacré ? Un casse-tête archéologique et historique.
19 pages, 8 illustrations.

Mots-clés : Hartashen / mégalithes / alignements / Carnac / Merrivale / mythe cosmogonique / vénération de pierre.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


In memoriam Jean Bianco

8 avril 2025

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean Bianco, survenu le 18 février 2025, à l’âge de 79 ans. Fin connaisseur de toutes les matières relatives à l’île de Pâques, Jean Bianco s’était spécialisé dans le déchiffrement de l’écriture rongo rongo. À la suite des recherches de l’ethnologue et épigraphiste allemand Thomas Bartel, Jean travaillait à établir l’existence d’un rapport direct entre la mythologie polynésienne et les connaissances astronomiques de ce peuple. Il avait publié plusieurs articles dans Kadath, et ce dès 1976. Citons ainsi : «Thomas Barthel et le déchiffrement de l’écriture pascuane » (n° 20), «Comment je déchiffre l’écriture pascuane » (n° 22), «Les divisions du temps à Tahiti et en Polynésie » (n° 33), «Pré-inventaire des statues pascuanes » (n° 64).
Poursuivant inlassablement ses recherches dont il nous tenait régulièrement informés, Jean Bianco nous avait annoncé, voici quelques mois, travailler à la finalisation d’un important manuscrit à publier dans nos colonnes ; un projet dont nous espérons néanmoins assurer l’édition grâce aux volumineuses archives laissées par l’auteur.
Toutes nos pensées vont à sa famille, et en particulier à ses enfants Marc et son épouse Venera, Noëlla, ainsi qu’à Rosanne, leur maman, et Maria-Teresa Vasquez Mariño.


Nouvelle publication : Continuité du substrat dans la religion et l’iconographie indo-européennes

7 mars 2025

 Cet article traite de la possible persistance des figures féminines, de nature religieuse ou non, ainsi que de leur iconographie d’accompagnement, découvertes parmi les artefacts de la culture de la vallée de l’Indus*, en comparaison avec les textes et l’iconographie trouvés dans les cultures postérieures de l’Inde, dont la superstrate indo-européenne. L’autrice examine l’iconographie des sceaux représentant des figures féminines et félines, sceaux mis au jour dans la vallée de l’Indus et dans les textes indiens tels que le Devīmāhātmyam. Sont également examinées des «figures d’exhibition » féminines de la vallée de l’Indus et des figures indiennes de «Lajjā Gaurī », datant des premiers siècles de cette époque et trouvées dans les temples situés en Inde.


* Sur cette culture, voir les articles en ligne déjà publiés par Kadath.

This article deals with the possible persistence of female figures, religious or not, and their accompanying iconography, discovered among artifacts of the culture of the Indus Valley*, in comparison with texts and iconography found in later cultures of India, including the Indo-European superstrate. The author examines the iconography of seals representing female and feline figures, seals discovered in the Indus valley and in Indian texts such as the Devīmāhātmyam. Also examined are female “display figures” from the Indus Valley and Indian “Lajjā Gaurī” figures from the early centuries of this era found in temples located in India.


* On this culture, see the online articles already published by Kadath.

Miriam Robbins Dexter : Continuité du substrat dans la religion et l’iconographie indo-européennes, Sceaux et figurines de la culture de la vallée de l’Indus et figures féminines indiennes historiques.
21 pages, 4 illustrations.

Mots-clés : chamanisme / cornes / Devī / Devīmāhātmyam / Durgā / félin / féminin / figuier / Ghaggar-Hakra / Harappā / Indus / Lajjā Gaurī /
Sarasvatī / yoga.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Nouvelle publication en ligne : Les Ligures, peuple mythique ?

6 janvier 2025

 Le trophée des Alpes au-dessus de Monaco marque la fin de la Ligurie provençale antique et de la Celtique (Gaule). Depuis longtemps, la Ligurie italienne est devenue IX Regio de la République romaine. Débute alors le questionnement sur les mystérieux Ligures ou Ligyens, dont les territoires se réduisent maintenant à peau de chagrin, alors qu’ils avaient colonisé tout le sud de la France et un quart de l’Italie. Quelques noms, comme les Salyens voisins de Marseille, demeurent et intriguent. Les mots insaisissables d’une langue intraduisible interpellent. Des substructions se dressent sur des sommets vertigineux, les «castellaras » imprenables. Que sait-on vraiment des Ligures, peuple inconnu dont les origines, mythiques, se perdent au néolithique sur les rives de la Méditerranée ? Doit-on oublier une prétendue association «celto-ligure » et classer ce groupe linguistique parmi les langues pré-indoeuropéennes ?


The Trophy of the Alps above Monaco, marks the end of ancient Ligurian Provence and that of Celtic territories. For a long time, the Italian Liguria became the IX Regio of the Roman Republic. Thereafter, began the pondering upon the mysterious Ligurians or Ligyes, whose former territories are now reduced to skin and bones, even though they had once colonized the entire south of France and a quarter of Italy. A few names, such as the Salyes who lived near Marseille, dwell in time and intrigue. The elusive words of an untranslatable language call out for attention. Substructures rise on vertiginous peaks, the impregnable “Castellaras”. What do we really know about the Ligurians, an unknown people whose mythical origins are lost in Neolithic times by the shores of the Mediterranean Sea? Should we forget a supposed “celto-ligurian” association and classify this linguistic group among pre-Indo-European languages?

Myriam Philibert, Les Ligures, peuple mythique ?
20 pages, 10 illustrations.

Mots-clés : ethnie / territoires ligyens / linguistique / castellaras / taureau sacré.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Nouvelle publication en ligne : Il était une fois un chien mythique : Gamp’r ou Garmr ?

18 novembre 2024

 Deux personnages mythiques, appartenant à deux cultures et époques différentes, ont des noms fort approchants : Garmr ou Garm pour le premier, Gamp’r pour le second. Garmr relève de la mythologie nordique, Gamp’r de l’arménienne. Mais serait-il possible qu’il existe une ressemblance autre que phonétique entre ces deux créatures ? Gamp’r est assez connu, en tant qu’espèce de chien et comme personnage légendaire ; ce qui n’est pas le cas pour Garm, qui n’est mentionné qu’une seule fois dans les sources de légendes et mythes nordiques. Dans plusieurs langues indo-européennes, le mot pour désigner le chien a également le sens de loup. Dans les croyances de ces peuples, le chien possède deux incarnations : lié à la mort, il incarne le mal et est représenté en noir ; lié à la vie et à la résurrection, il incarne le bien, et est représenté en blanc. L’article passe en revue et compare les représentations légendaires de ces chiens, abordant les ressemblances de Gamp’r et de Garm selon deux angles, à savoir l’étymologie du nom et l’idéologie du culte.

Two mythical characters, belonging to two different cultures and eras, have very similar names: Garmr or Garm for the first one, Gamp'r for the second. Garmr is from Nordic mythology, Gamp'r from the Armenian. But is it possible that there is a similarity other than phonetic between these two creatures? Gamp'r is quite well known, as a dog species and as a legendary character; this is not the case for Garm, who is mentioned only once in the sources of Nordic legends and myths. In several Indo-European languages, the word for dog also means wolf. In the beliefs of these peoples, the dog has two incarnations: linked to death, it embodies evil and is represented in black; linked to life and resurrection, it embodies good, and is represented in white. The article reviews and compares the legendary representations of these dogs, addressing the similarities between Gamp’r and Garm from two angles: the etymology of the name and the ideology of the cult.

Lousine Terteryan, Il était une fois un chien mythique : Gamp’r ou Garmr ?
21 pages, 8 illustrations.

Mots-clés : Garm / Gamp'r / chien / chien-ailé / Aralez / Valhalla / Ragnarök / premier animal domestique / inhumation pour chien / légendes indo-européennes / grogner.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Nouvelle publication en ligne : Dégradations climatiques en Chine antique

5 octobre 2024

 Le fait est bien connu que les anciennes archives écrites chinoises constituent une source inestimable de renseignements historiques concernant l'astronomie, la technologie, l'économie et le climat. Certaines d'entre elles remontent au deuxième millénaire avant notre ère. De nombreuses études ont établi que les conséquences de l'éjection dans l'atmosphère d'aérosols volcaniques est susceptible d'avoir un impact majeur sur le climat de toute la planète. Les éléments de preuve, d'origine chinoise, d'une anomalie climatique de ce type dans les années 530 sont d'abord examinés dans cet article. Ces éléments indiquent plus d'une éruption volcanique massive au cours de cette décennie, bien qu'on ne sache pas encore de façon sûre quel volcan en a été le lieu. De manière plus sévère encore qu'en 1815, «l'année sans été » due à l'éruption du Tambora, en 536-537 des gelées estivales et des chutes de neige se produisirent en Chine et causèrent une sécheresse de plusieurs années, de mauvaises récoltes et une famine désastreuse. En outre, l'étude de textes de l'époque pré-impériale confirme l'hypothèse selon laquelle, au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, un déchargement massif dans l'atmosphère d'aérosols volcaniques provenant de l'éruption de Théra (Santorin) aurait pu causer la spectaculaire dégradation climatique du seizième siècle AEC. Une datation des événements fondée sur des archives vérifiables ayant consigné des phénomènes astronomiques suggère que cette calamité, qui resta longtemps dans les mémoires, aurait pu être causée par l'éruption à Théra, en Méditerranée orientale(*). Cette date de référence peut nous aider à établir une chronologie fiable des royaumes de cette région, à cette époque.

It is well known that ancient Chinese written records are an invaluable source of historical information on astronomy, technology, economy, and climate, dating back in some cases to the second millennium BCE. Numerous studies have established that the climatic consequences of the ejection of volcanic aerosols into the atmosphere can have a major impact on the climate worldwide. Here, the Chinese evidence of such a severe climatic anomaly during the decade of the 530s is first reviewed. These indicate more than one massive volcanic eruption during this decade, although which volcano was responsible has not yet been conclusively established. Even more severe than 1815, the “year without a summer,” due to the eruption of Tambora, in 536–537 summer frosts and snowfall occurred in China causing multiyear drought, crop failures, and catastrophic famine. Study of pre-imperial Chinese texts gives reason to believe that in mid-second millennium BCE a massive loading of the atmosphere with volcanic aerosols from the eruption of Thera (Santorini) may have been the cause of dramatic climatic downturn in the sixteenth century BCE. Dating of the events based on verifiable records of astronomical phenomena suggests that the long-remembered ancient calamity could have been caused by the eruption of Thera in the eastern Mediterranean(*). This benchmark date can be helpful in establishing a secure chronology of eastern Mediterranean kingdoms in the period.

David W. Pankenier, Les dégradations climatiques en Chine causées par des éruptions volcaniques en 535-40 EC, ainsi que par celle de Théra (Santorin) comme événement inaugural de la dynastie Shang (1562 AEC), traduit de l’anglais (américain) par Stéphane Normand.
23 pages.

Mots-clés : chronologie / anomalies climatiques / début de l'histoire chinoise / Théra / éruptions volcaniques / années sans été.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


(*)
— Sur cette éruption, voir e.a. Jean Faucounau, “L’éruption de Théra : une nouvelle approche”, Kadath, 79, 1992.
— On this eruption, see Jean Faucounau, “L’éruption de Théra : une nouvelle approche” [“The Théra Eruption: A New Approach”], Kadath, 79, 1992.

In memoriam Gérard Deuquet

30 septembre 2024

Le 25 juillet 2024, Gérard Deuquet nous a quittés. Il avait 87 ans.

Mars 1973 : parution du n° 1 de Kadath. Pour la première fois, la couverture de la revue apparaît dans les rayons des librairies. Comme les autres éléments graphiques – dont le si caractéristique lettrage des titres – cette couverture est l’œuvre de Gérard, alors tout jeune peintre belge attiré par le réalisme fantastique en archéologie. Ainsi qu’il s’en expliquait en 2013, «lorsqu’en 1972, j’ai rencontré Ivan Verheyden à l’occasion d’une de mes expositions, j’ai été aussitôt emballé par le projet de création d’une revue entièrement consacrée aux civilisations disparues. » [in Gérard Deuquet en cinq questions.]

Au fil des 40 années d’existence de la revue sous sa forme papier, chaque numéro sera ainsi illustré d’un dessin original de Gérard, en rapport avec le thème principal traité dans le numéro. Il interviendra en outre ponctuellement pour illustrer en bande dessinée et à sa manière ce passage du Livre d’Hénoch, dans lequel les anges apprirent aux humains «l’art de peindre le tour des yeux à l’antimoine, et d’embellir les paupières(*) ».


Gérard et Salvatore Dali, dans les années ’70...... et dans son atelier, 50 ans plus tard.

Il est vrai que Gérard n’en était pas à son coup d’essai en matière de BD, car son début de carrière avait été marqué par diverses collaborations, assistant notamment de Peyo, le créateur des Schtroumpfs et, sous le pseudonyme de Géday, auteur d’une série de mini-récits dont “La Vache de Quattres”(**).

Tout en poursuivant sa double carrière d’artiste peintre et d’enseignant à l'Académie des Beaux-Arts de Charleroi (Belgique), Gérard Deuquet a donc été un compagnon, et de la première heure, et de toutes celles qui ont suivi. Il a été présent dans toute l’histoire de Kadath, y compris dans sa période la plus récente, celle du numérique. Car là aussi, Gérard s’est régulièrement investi, avec notamment et dernière en date, «Chemins de traverse », création originale pour le cinquantième anniversaire de notre revue.

C’est un compagnon de route que nous avons perdu, et aussi un ami toujours présent. Toutes nos pensées vont à sa famille, et en particulier à son épouse Jeanine

L’équipe de Kadath



(*) “La chute des anges et l’enlèvement d’Hénoch”, Kadath, 3, 1973, p. 10-14.
(**) “L'Œuf et les Schtroumpfs”, Spirou, 1147, 1960 ; “La Vache de Quattres”, Spirou, 1163, 1960.

Gérard Deuquet, «Les générations », 1972, huile sur toile reproduite (en noir et blanc) dans le n° 1 de Kadath, mars-avril 1973.

Nouvelle publication en ligne : Le Déluge de Manu

19 août 2024

 Sans être universel, le thème du Déluge est couramment abordé dans les mythologies. Il n’est donc pas étonnant que le récit diluvien soit également présent dans la mythologie indienne. On y découvre l’histoire de l’Homme Primordial Manu et du poisson Matsya, dont la version la plus connue constitue un épisode du Mahābhārata. Au terme d’une découverte des différentes déclinaisons du récit, l’article tente de répondre à une série d’interrogations : quelle est la signification de ce mythe ? s’agit-il d’une création locale ? ou s’agit-il d’un emprunt, et dans ce cas, à qui ? En conclusion d’une analyse des différents éléments du mythe et de ses rapports avec d’autres récits diluviens, l’auteur propose une trame synthétique en trois points, retraçant les tenants et aboutissants de la vision indienne du Déluge.

Although not universal, the theme of the Flood is commonly addressed in mythologies. It is therefore not surprising that the story of the flood is also present in Indian mythology. The story of the Primordial Man Manu and the fish Matsya is read therein, the best known version of which is an episode of the Mahābhārata. After discovering the different versions of the story, the article attempts to answer a series of questions: what is the meaning of this myth? Is it a local creation? or is it borrowed, and if so, to whom? In conclusion of an analysis of the different elements of the myth and its relations with other diluvian narratives, the author proposes a synthetic pattern in three points, tracing the ins and outs of the Indian vision of the Flood.

Jacques Gossart, Le Déluge de Manu : Le mythe du Déluge dans l’Inde antique, et ses rapports avec d’autres mythes diluviens.
36 pages, 31 illustrations.

Mots-clés : Déluge / Inde / Manu / Matsya / mythologie / poisson / Bhāgavatapurāṇa / Mahābhārata / Mānavadharmaśāstra / Matsya-purāṇa / Śatapathabrāhmaṇa.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


In memoriam Jean-Claude Mahieu

2 juillet 2024

 C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Claude Mahieu, survenu le 9 mai 2024, à l’âge de 80 ans. Jean-Claude avait rejoint notre équipe en 1981, d’abord comme collaborateur régulier, puis en tant que membre du comité de rédaction dès 1982. Les nombreux articles publiés dans Kadath témoignent de la diversité de ses sujets d’étude : problèmes liés à l’Exode biblique, origines de la très antique tradition du tarot, analyse critique de la kabbale, ou encore essais sur les civilisations olmèque et égyptienne.
Médecin spécialisé en acupuncture, il avait en outre un intérêt particulier pour la Chine antique, dont il étudiait l’uranologie. Lors de nos réunions de comité, il était celui qui, au plus fort de discussions parfois un peu vives, apaisait et clarifiait le débat en quelques phrases pleines d’une sagesse toute orientale.

Durant la dernière décennie, et tout en gardant un œil à la fois critique et bienveillant sur nos projets, Jean-Claude s’est peu à peu mis en retrait de nos activités, se consacrant à l’écriture poétique et romanesque (*).

Toutes nos pensées vont à sa famille, son épouse Camille et ses enfants Ann-Christine et Philip.


L’équipe de Kadath

(*) Hexalexes, Poèmes, Chloé des Lys Éditions, 2021 ;
Les trois Jacques, Le livre en papier, 2023.


Le Groupe Druidique des Gaules

10 juin 2024


Jean Lionel Manquat, directeur de “Messages”, nous a fait parvenir le dernier numéro de cette revue trimestrielle éditée par le Groupe Druidique des Gaules, association sans but lucratif (loi 1901) fondée en 1987. Un contenu particulièrement riche pour un numéro exceptionnel puisqu’il porte le n° 150. Au sommaire, entre autres sujets :

  • —  Le calvaire des mégalithes de Louisfert et de l’abbé Cotteux ;
  • —  Le rituel celtique : quelques clefs et pistes ;
  • —  Le Val des Nymphes ;
  • —  L’étoffe des héros ;
  • —  Cernunnos en questions. Avatar de la Mère-Cerf ?
  • —  et un texte inédit de Raymonde Reznikov.

Outre la revue Messages, l’association propose à la vente une série d’ouvrages passionnants, parmi lesquels :

  • —  Dictionnaire Celtique/Français/Anglais ;
  • —  Cours et grammaire de “Gaulois” ;
  • —  Recueil de noms celtiques ;
  • —  Comprendre et appliquer le calendrier de Coligny ;
  • —  Les Divinités des Celtes païens ;
  • —  Guide pratique. Méditations et rituélie druidique.

Pour tout renseignement, on peut contacter Jean Lionel Manquat à l’adresse : Jeanlionel13@gmail.com
ou par courrier postal à l’adresse de l’association :
6 Montée Graille, 13015 Marseille.


Nouvelle publication en ligne : Neandertal et le symbole

4 juin 2024

 Neandertal qui est-il ? Notre vague cousin ? Un lointain ancêtre qui nous a légué quelques gènes ? Le premier artiste ? Les uns le rabaissent et le relèguent aux origines de l’humanité ; les autres recherchent avec passion tous les signes qui font de lui un être proche de nous. Sur le plan technique, il a su apporter à l’Homo sapiens certains procédés. Son processus conceptuel offrait une relative richesse, ce qui s’est traduit par une force d’identité livrée au travers de parures surprenantes, par une approche souvent grandiose de la mort, ou des cérémonies, des rites, des cultes qui se déroulaient dans les profondeurs enténébrées des grottes. Enfin, à travers un art schématique, il a eu accès au symbolisme.




Myriam Philibert, Neandertal et le symbole.
21 pages, 14 illustrations.

Mots-clés : Neandertal / symbolisme / feu / parure / art / rites et cultes.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Nouvelle publication en ligne : Les sons de l’histoire

9 avril 2024

 Depuis le premier cri jusqu’au dernier souffle, le son fait partie de la vie des humains. Produit ou entendu, il a un impact profond sur le fonctionnement somatique ainsi que sur le développement psycho-affectif. Outil de communication, il participe aussi à la cohésion et à l’identité groupale.
Les instruments de musique, les traces de percussions retrouvées sur certaines stalagmites et stalactites, ainsi que les qualités sonores particulières données aux constructions anciennes permettent de penser que nos lointains ancêtres avaient une connaissance empirique et utilisaient les qualités du monde sonore et musical. L’archéologie acoustique s’intéresse tout particulièrement à en retrouver et interpréter les traces.



Régine Gossart, Les sons de l’histoire : Hypothèses sur la connaissance et l’utilisation du son dans la préhistoire et l’histoire.
19 pages, 8 illustrations.

Mots-clés : archéologie acoustique / pouvoir des sons sur le corps et le psychisme / dimension sociale du monde sonore / sons et préhistoire.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Le centenaire de Glozel

29 mars 2024

Dans nos actualités du 24 février dernier, nous vous annoncions la tenue d’une série de manifestations, organisées pour le centième anniversaire de la découverte, le 1er mars 1924, des premiers objets de la collection de Glozel. Nous avions joint le programme des festivités pour l’année 2024 ; un programme alors provisoire, et dont vous trouverez la version définitive en cliquant ici.

Pour l’occasion, Jean-Claude Fradin – le fils d’Émile – vient de publier une très belle brochure qui condense ces cent années de découvertes, de controverses, d’interrogations et autres événements à rebondissements, dignes souvent d’une série policière. Les nombreuses illustrations – photos anciennes et récentes, reproductions de cartes postales et bien sûr d’objets exposés dans le musée – viennent compléter un texte enlevé, ponctué de témoignages d’acteurs de la grande époque, tels les archéologues Salomon Reinach et Charles Depéret, l’épouse d’Émile Fradin Marie-Thérèse Côte, et bien sûr Émile Fradin. Les dernières pages reprennent l’historique de l’affaire de Glozel en bande dessinée, BD qui avait paru dans le Journal Tintin et dont j’avais eu le plaisir réaliser le scénario.

Jacques Gossart


Jean-Claude Fradin, Raconte-moi Glozel, Éditions du Musée de Glozel, 2024. – 63 pages richement illustrées. 12 euros, hors frais d’envoi.

En vente au Musée ou par envoi postal. Pour toute commande ou tout autre sujet, rendez-vous sur la page Contact du site web du musée de Glozel.


La famille Fradin en 1928. De gauche à droite : Claude le grand-père, Émilie la grand-mère, Marcelle et Yvonne, sœurs d’Émile, Émile, Françoise la mère et Antoine le père.
(© Archives du musée de Glozel)

    Échos du 1er mars

    «Voilà donc 100 ans jour pour jour qui nous séparent de cette découverte relatée par Émile Fradin dans son livre Glozel et ma vie.
    C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons lancé les festivités de cette année de centenaire au hameau de Glozel sous un soleil timide mais bien présent. Une centaine de personnes avait répondu présent à l'invitation de la Famille Fradin, de la municipalité et de Vichy Communauté. »
    (Extrait du communiqué de la mairie de Ferrières-sur-Sichon)

    Spectacle de théâtre, visite du musée, présentation du livret Raconte-moi Glozel, et bien sûr discours des édiles locaux et de la préfète de l’Allier étaient au programme ; programme clôturé comme il se doit par le traditionnel verre de l’amitié.
    La presse ne fut pas en reste, avec un long article dans le journal La Montagne, ainsi que des interventions à la radio, dont celle de RCF Allier du 4 mars. Pour l’écouter en podcast : cliquez ici

    .

Jean-Claude Fradin en compagnie de ses deux fils, Émile Jr. (à gauche) et Julien.
(Photo mairie Ferrières-sur-Sichon)

Le centenaire de Glozel

24 février 2024

Ainsi que le savent nos plus anciens lecteurs, nous avons suivi de près ce que l’on a appelé «l’affaire de Glozel1 » dès le lancement de Kadath ; et plus précisément depuis la parution, en mars 1974, d’un numéro «Spécial Glozel » (Kadath n° 7, disponible sur demande). Au fil des années, nous sommes revenus régulièrement sur ce sujet aussi passionnant que controversé, informant nos lecteurs de l’évolution de la recherche, aussi bien sur le terrain qu’en laboratoire – nos plus récentes publications sont disponibles en téléchargement en cliquant ici.

C’est donc avec grand plaisir que nous pouvons aujourd’hui annoncer la tenue d’une série de manifestations, organisées pour le centième anniversaire de la mise au jour, le 1er mars 1924, des premiers objets par Émile Fradin, alors jeune laboureur de son état et héros principal de la saga glozélienne.

Voici un premier aperçu des festivités prévues en cette année du centenaire. Il s’agit encore d’un calendrier provisoire, qui devra être affiné dans les prochaines semaines. Bien entendu, nous vous tiendrons informés.

1er mars : journée de lancement

• Ouverture du musée et inauguration à 15h avec la famille Fradin, le président de Vichy Communauté et le maire de Ferrières-sur-Sichon2.
• Visite du musée et animation-lecture théâtralisée par Toinou (compagnie de la Maison Rouge).
• Verre de l’amitié prévu vers 16h30.

Mai 2024

Bus des Mémoires de la compagnie Procédé Zèbre dans le cadre du festival Water is memory, de Fabrice Dubusset : bus spectacle, voyage de Vichy à Glozel en après-midi (2h30 de trajet) les 8 et 9 mai.

Juin 2024 (ou septembre)

Visites du musée pour les écoles primaires et collèges de l’agglomération : accueil au musée à partir du lundi 10 juin.

Week-end des 6 et 7 juillet

Animations à Ferrières-sur-Sichon et à Glozel : visite du musée, visite théâtralisée, photo-booth, exposition devant le musée de voitures anciennes des années 1920, projection de films, jeux immersifs sur le thème de Glozel, buvette, repas jambon à la broche puis soirée dansante le samedi à Ferrières.

Troisième week-end de septembre

Journées européennes du patrimoine : «Glozel objet du patrimoine ».
Exposition à Vichy et musée ouvert.

Décembre

Colloque sur «la place de Glozel dans l’histoire de l’archéologie française et la controverse de Glozel dans le contexte des années 20 », au Pôle Universitaire Lardy à Vichy. Visite du musée.


1 Le site de Glozel est situé en France, à une vingtaine de kilomètres de Vichy.

2 La commune dont dépend le hameau de Glozel.


Le musée de Glozel (en 1988), installé dans une pièce de la ferme d’Émile Fradin, ici coiffé de sa casquette. (Photo Jacques Gossart)

Nouvelle publication en ligne : Voyage de l’Arabie heureuse

23 février 2024

 Dès l’antiquité se forge le mythe de «l’Arabie heureuse ». Étrange qualificatif ! Est-ce en ce désert qu’a fleuri, en des temps immémoriaux, le jardin d’Éden ? Est-ce le lieu secret où se dissimule la mystérieuse Dilmun vantée par la poésie sumérienne ? Est-ce l’évocation des mirobolants trésors de la reine de Saba, encens, myrrhe, perles, aromates, véhiculés sur des pistes caravanières aussi dangereuses que dotées d’oasis fastueuses ? L’archéologie en dévoile une réalité fameuse, avec Camel Site, Hégra et ses rochers sculptés, ou Marib.

Myriam Philibert, Voyage de l’Arabie heureuse.
20 pages, 14 illustrations.

Mots-clés : Paradis originel / reine de Saba / art rupestre / Dilmun / Hégra.

Pour accéder à nos publications, cliquez ici.


Consultez également ‘Archives’ pour prendre connaissance des infos plus anciennes